Réforme Électorale : Le MLC réclame l’abolition  du poste de Junior Minister

Dans un mémoire adressé au Prime Minister’s Office (PMO) hier, les dirigeants du Mauritius Labour Congress (MLC) réclament l’abolition du poste de Junior Minister dans le cadre de la réforme électorale.
« The government (Alliance du Changement) is currently preparing an electoral reform package to introduce a new framework for governing the country through significant legislative changes. At the very outset, we must question the timing of such a reform when the country is facing far more pressing issues affecting the population, including the rising cost of living, the migration of our talented youth, alarming drug problems, a decline in law and order, and both economic and social degradation, among others. We must therefore ask: Why a reform? Who will benefit from it? Is it solely to satisfy the interests of political parties? Where do the interests of the population stand in this reform? », écrivent Haniff Peerun et Bhonath Jeewuth, respectivement président et secrétaire du MLC.
Ils affirment qu’au Mauritius Labour Congress (M.L.C), « nous croyons fermement que toute réforme doit avant tout servir les intérêts des citoyens. » En conséquence, ils proposent les mesures suivantes :
toutes les circonscriptions devraient avoir une population plus ou moins équivalente ;
chaque circonscription devrait être représentée par deux  membres élus ;
le Best Loser System devrait être progressivement supprimé et remplacé par la nomination de dix (10) candidats ayant obtenu les plus hauts pourcentages de votes au niveau national ;
Rodrigues ne devrait pas être considérée pour des nominations supplémentaires, puisqu’elle bénéficie déjà de deux  sièges garantis ;
le poste d’Attorney General devrait être occupé par un membre élu de l’Assemblée nationale et non par une personne nommée provenant de l’extérieur ;
les pensions contributives des membres ayant siégé au moins trois années consécutives à l’Assemblée nationale devraient être versées uniquement après l’âge de la retraite, soit soixante-cinq (65) ans, comme c’est le cas pour tous les travailleurs et pensionnés ;
les membres de l’Assemblée nationale ne devraient pas être autorisés à occuper un autre emploi, comme c’est déjà le cas pour les ministres ;
les mandats du Premier ministre et des autres ministres devraient être limités à deux consécutifs ;
les privilèges des parlementaires devraient être revus, notamment par la réduction des indemnités journalières (Per Diem) et 
le poste de Junior Minister devrait être aboli.
« Par ailleurs, nous estimons fermement que toutes les dépenses engagées lors des campagnes électorales devraient être assumées par les candidats, leurs partisans et leurs partis respectifs — et non par l’argent des contribuables. Nous devons œuvrer à renforcer notre économie en plaçant les intérêts nationaux avant les intérêts politiques, plutôt que de concentrer notre énergie sur des réformes électorales principalement destinées à satisfaire les ambitions et les doléances des politiciens », soutiennent les dirigeants du MLC.
S’agissant de Rodrigues, le président du MLC a souligné dans une déclaration hier que l’île est déjà gérée par l’Assemblée régionale de Rodrigues (ARR) et un chef commissaire. De ce fait, il ne voit pas la nécessité d’augmenter le nombre de députés pour cette circonscription.

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