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Rodrigues: le corps de Jean Patrick Botteshare retrouvé avec une lacération au dos

Sa compagne (24 ans), soupçonnée de s’être disputée avec lui lors d’une beuverie, a été arrêtée

La Criminal Investigation Division (CID) de Rodrigues soupçonne un cas de meurtre après la découverte du corps de Jean Patrick Botteshare (46 ans) dans la nuit de samedi à dimanche dans le village de Château-d’Eau. Cet habitant de Mont-Lubin portait des blessures, dont une profonde lacération au dos. Au vu de la nature de la blessure, la police pense que la victime a dû être agressée avec une arme tranchante.

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Des éléments du Scene of Crime Office se sont rendus au domicile de sa concubine, Pascalina Augustin (24 ans), où a eu lieu le drame. Ils n’avaient pas encore pu retrouver le couteau en question aux petites heures du matin hier. Après plusieurs prélèvements, le corps du quadragénaire a été emmené à la morgue de l’hôpital de Crève-Cœur. Un médecin légiste à Maurice mettra le cap à Rodrigues, où une autopsie est prévue ce lundi pour déterminer la cause du décès.

Entre-temps, la police de Grande-Montagne a arrêté Pascalina Augustin, qui était avec Jean Patrick Botteshare, et avec qui elle avait participé à une partie de beuverie. Une violente dispute aurait en effet éclaté entre eux. La police soupçonne la jeune femme d’être directement impliquée dans la mort de la victime. Elle n’avait cependant pas encore donné sa version des faits hier, car étant sous l’influence de l’alcool. Son inculpation provisoire au tribunal de Port-Mathurin, ce lundi, dépendra des conclusions de l’autopsie.

Selon la police, le couple vit ensemble depuis plusieurs mois et tous deux avaient l’habitude de se disputer, même si aucun d’agression n’a été enregistré par la police les concernant. Jean Patrick Botteshare n’avait pas d’emploi fixe et exerçait occasionnellement comme maçon. Il laisse derrière lui trois filles et un garçon. L’enquête suit son cours pour faire la lumière sur les circonstances du drame.

Jean Patrick Botteshare, appelé affectueusement Martial, est une figure très connue à Rodrigues, étant un grand activiste de l’Organisation du Peuple Rodriguais (OPR). « Li ti zanfan gate de Serge Clair », explique un de ses amis. D’ailleurs, il avait animé des réunions pour ce parti pendant les différentes campagnes électorales. « C’était quelqu’un de très amical et qui aimait faire des blagues. Il avait de la joie de vivre. » Le quadragénaire aimait par ailleurs « très fort ses enfants », explique-t-il. « D’ailleurs, il s’était embrouillé avec un médecin récemment car il n’était pas satisfait de ses services quand un de ses enfants était malade. »

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