La PHQ Special Striking Team (SST) passe à la loupe l’itinéraire de Vimen Sabapathee (40 ans), arrêté à Port-Louis, mercredi, avec dix kilos d’une substance soupçonnée d’être de l’héroïne. La police a eu comme renseignement qu’il serait en possession de produits illicites et dès le matin, l’équipe de l’ASP Jagai a effectué un premier repérage au domicile du principal intéressé à Glen Park, Vacoas.
D’ailleurs, une vidéo en circulation sur le net montre une voiture qui appartiendrait à la police s’arrêter en face de la Ford Raptor de l’ex-entraîneur national de muay thai. Un protagoniste est descendu et tout porte à croire qu’un appareil GPS Tracking aurait été fixé sous le véhicule du quadragénaire. Sauf que la SST n’a pas confirmé de manière officielle ce détail. Se basant sur les renseignements d’un informateur, les policiers ont eu vent qu’une transaction suspecte allait se dérouler mercredi.
Vimen Sabapathee a bien quitté Vacoas dans sa Ford Raptor, mais la SST l’aurait perdu en cours de route. C’est grâce aux images des caméras du Safe City Network et probablement avec le GPS Tracking System que les policiers ont repéré le véhicule sur la rue La-Poudrière, Port-Louis, en début d’après-midi. Les enquêteurs tentent d’établir ce qui s’est déroulé entre Glen-Park et Port-Louis. Sauf que l’entourage de Vimen Sabapathee insiste sur la thèse de drogue plantée. « Li gagn ransegnman ki Striking Team ti pe rod piez li. Li ti pe al get avoka Porlwi », fait-on comprendre au sein de l’entourage du suspect.
Ce dernier n’a pas encore donné de détails sur comment cette drogue a pu être plantée car la substance a été trouvée dans son sac de sport. Il a reconnu que ce sac lui appartient. Il est fort probable, comme dans le cas de Bruneau Laurette, que Vimen Sabapathee insiste sur la configuration de la Fort Raptor avec l’ouverture et la fermeture des portières.
Outre l’itinéraire du suspect, la police s’intéresse aussi à ses contacts. Vimen Sabapathee entretient de bonnes relations avec certains policiers et aussi avec quelques-uns qui ont quitté la force policière. La SST souhaite savoir si ces contacts ont pu lui donner des renseignements sensibles.
D’ailleurs, sa proximité avec un ancien membre de l’Anti Drug and Smuggling Unit est connue par les services de renseignement de la police. Sauf que l’entourage de Vimen Sabapathee souligne que cette relation serait d’ordre professionnel car le principal intéressé exerce comme agent de sécurité au sein d’une compagnie. « Il est amené à travailler en collaboration avec la police pour assurer la sécurité lors de certains événements », explique son entourage.
Un autre sujet qui intéresse l’équipe de l’ASP Jagai concerne ses biens immobiliers et son business. Il est fort probable que ce soit l’Independent Commission Against Corruption qui mette la main sur cet aspect de l’enquête plus tard. En attendant le début de son interrogatoire, Vimen Sabapathee sera examiné par un médecin de la police bientôt, alors qu’il a déjà soumis ses empreintes pour les besoins de l’enquête.

