Véronique Leu-Govind, Junior Minister aux Arts et à la Culture : « Le Certificate of Character est plus important qu’un diplôme ou un doctorat »

Quasi-unanimité autour des amendements proposés au Certificate of Morality Bill.La Junior Minister aux Arts et à la Culture, Véronique Leu-Govind, soutient que « le Certificate of Character est aujourd’hui plus important qu’un diplôme ou un doctorat ». Selon elle, ce projet de loi vise à corriger ce déséquilibre, afin de réduire les obstacles à l’emploi et à la réinsertion sociale des personnes ayant été condamnées, tout en maintenant les garanties nécessaires pour les infractions les plus graves.

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« Lors de mon intervention au Parlement le 15 avril 2025, pendant les débats sur le National Drug Control Bill, j’avais attiré l’attention sur la nécessité de repenser le système du certificat de moralité », a-t-elle souligné.

Reprenant les paroles du regretté chanteur Ras Natty Baby, « la zistis drwa egal pou tou », la Junior Minister a affirmé que, par le passé, ceux disposant de contacts politiques bénéficiaient plus facilement d’une seconde chance. « Comment oublier l’épisode du fils d’un ancien commissaire de police qui, avant même d’être jugé ou condamné, avait obtenu la grâce présidentielle ? » fait-elle comprendre.

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Véronique Leu-Govind estime que le problème du certificat de moralité ne se limite pas au document lui-même, mais concerne surtout à ses conséquences. « Aujourd’hui, ce certificat est exigé pour des démarches administratives et professionnelles. Mais, lorsqu’il mentionne une condamnation, même ancienne, la porte se ferme souvent immédiatement », estime-t-elle.

Elle a également insisté sur la nécessité d’aller au-delà du cadre législatif pour lutter contre l’exclusion. « Nous devons aller au-delà du texte de loi. Il est important que la PSC et la LGSC donnent l’exemple en recrutant des ex-détenus répondant aux critères nécessaires », préconise-t-elle.
Enfin, elle a conclu que « le certificat de moralité ne doit pas être une barrière à la réinsertion, ni une double peine imposée par la société .»

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