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COVID 19 – The Rodrigues Island Case

LE CHAT ROSE

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L’Ile Rodrigues n’a pas été touchée par la pandémie, fort heureusement, mais qu’en est-il, face au virus, sur le plan de l’anticipation et de la préparation, fussent-elles structurelles, administratives ?

Nous n’allons pas déployer les aides apportées par les autorités car ce ne serait pas bénéfique de parler du train qui arrive à l’heure en gare, mais des carences qui sont (re)montées à la surface, sans être exhaustif.

L’île sous les travaux : une priorité ?

Rodrigues est une île qui se développe et il n’y a qu’à voir les constructions qui sortent de terre, les nouvelles routes en chantier, des rénovations. Le tout en attendant l’investissement étranger (privé) que nous souhaitons massif pour moderniser l’aspect professionnel et l’acquisition de nouveaux savoirs pour l’ouverture au monde, afin de réduire l’écart entre les fonctionnaires de la classe moyenne et les moins bien lotis.

Quand est apparue cette pandémie qui, à ce jour, va s’inscrire sur une durée indéterminée, comment, dès le début, est-ce que les décideurs n’ont pas pensé accorder une priorité inégalée au mal et en faire LA priorité ? En somme, décaler un budget pour une réelle mise à niveau du secteur de la santé publique, même si au détriment des grands travaux ?

Au petit bonheur la chance

Il est un fait établi que les décisions font yo-yo et sont distillées au compte-goutte et surtout sont transmises au dernier moment. Ou quand il s’agit pour le commun des mortels d’obtenir des informations, c’est une véritable chasse au trésor aux communiqués officiels – introuvables ou quand on ne sait vers qui se tourner. L’attentisme est le maître-mot et la communication qui n’arrive pas ne peut être qualifiée d’exécrable dans le sens où si elle est inexistante, comment la critiquer autrement que critiquer son grand vide ?

Et quand il y a une obligation de communiquer, c’est à l’approche d’une échéance, pour s’apercevoir que les décisions sont perpétuellement modifiées. Exemple, les dates d’ouverture de l’aéroport de Plaine Corail : le 1er octobre une première fois,

puis le 1er novembre, puis le 15 novembre… Il y a une telle incapacité à faire ce qui a été dit. Autre exemple, depuis la déclaration du vice-premier ministre mi-septembre, l’île n’aurait toujours pas atteint le minimum de 60% de taux de vaccination.

Une approche nuancée de la pandémie

Si, pas comprendre que cette pandémie est inscrite dans l’espace-temps, puisqu’elle ne va pas disparaître après-demain, et qu’on ne peut dès lors tout traiter en bloc mais qu’il est judicieux de penser de façon nuancée, c’est absolument ne rien comprendre. Deux points, ici. La première est que le Conseil exécutif n’a pas le droit de mettre en suspens la vie des gens qui doivent continuer à circuler : mesdames, messieurs, affrétez un avion d’un opérateur privé pour les déplacements. La deuxième est d’ouvrir Plaine Corail aux vols commerciaux ; c’est-à-dire autoriser les ressortissants dont les pays sont classés Vert, donc où le virus est totalement maîtrisé et où il n’y a pas de variant, à venir visiter Rodrigues. On pourrait continuer à nuancer sur d’autres sujets.

Une reprise en main par Port-Louis

Enfin, il fallait faire le tour des publications pour terminer. Non pour lire ou entendre les partisans de la fermeture autarcique, mais pour entendre ceux qui refusent d’accepter la fermeture, parce que, simplement, ce sont les autorités qui les ont menés à ce stade de dévaluation – humaine, mentale, économique. Au-devant du tâtonnement institutionnel des décideurs, il en ressort qu’une reprise en main de la situation par Port-Louis se présente comme la solution. Il faut réveiller le ministère de Rodrigues.

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