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Photographie : Jean-Christophe Frappier, des images pour casser les codes

Deux ans, depuis que Jean-Christophe Frappier évolue dans le monde la photographie. Principalement dans le milieu de la mode et du modeling. À 20 ans, The Dreamer se dévoile atypiques et déroutants. De quoi susciter davantage la curiosité et l'intérêt sur son travail. De : A.R-M.

Jean-Christophe Frappier, aka The Dreamer, est un jeune photographe proposant un style décalé et innovant. L’autodidacte,s’est lancé dans la photo avec un goût très prononcé pour l’audace. La photographie est venue à lui naturellement. Une suite logique après avoir découvert l’art digital et le photo editing. Se sentant limité, il s’est mis à faire lui-même ces clichés.

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Dès qu’il a atteint ses 18 ans, il mit un terme à sa scolarité pour affiner son art, et à partir de là, tout a démarré. Le jeune homme avait une idée bien en tête : “Je voulais amener quelque chose de nouveau et casser les codes. Un mélange entre photographie et photo editing qui sort complètement du côté traditionnel, choisir des angles que les photographes n’utilisent pas à Maurice et de rajouter des couleurs et des effets différents.” C’est auprès de Jean-Luc Remy qu’il a appris à canaliser son art et à exprimer sa créativité.

En à peine un an et demi, l’habitant de la Tour Koenig s’est fait remarquer en postant des photos sur son Instagram qui compte à ce jour 10.6k followers. La signature de The Dreamer est aujourd’hui sollicitée pour plusieurs campagnes et shootings des marques de vêtements (Tendance US, Fashion House, Clothing Mauritius), des hôtels (Maradiva) et récemment pour les bijoux (Ravior). Parallèlement, Jean-Christophe Frappier s’est donné aussi pour mission de développer sa propre base de mannequins : “Dans cet univers, il y a trop d’injustices. Guet tro longer ek groser, tir enn ta lay. Chaque personne a un potentiel, peu importe son physique pour être devant un objectif. Elle ne doit jamais se sentir inférieuer ou mise à part.”

Lui n’a guère de critère spécifique. Au contraire, il relève toujours le défi de transformer ce que d’autres considèrent comme des imperfections. “Sans prétention, je me sens comme un révolutionnaire”. Plus qu’un photographe, Jean-Christophe Frappier agit ainsi comme un metteur en scène. D’ailleurs, il s’est découvert récemment une passion pour la photo cinématographique.

Plus sa galerie de photos augmente, et plus elle est différente : « Je ne me contente pas de photographier quelqu’un qui pose pour moi et qui me regarde. Je photographie quelqu’un qui est en train de raconter une histoire.” Jean-Christophe observe chaque mouvement afin de trouver le moment propice pour shooter. Il s’est rendu compte qu’il y a toujours un petit instant magique où quelque chose se passe. Une tension, une émotion ou peut-être une lumière qui tombe sur le visage.

La notoriété du jeune homme commence à franchir les frontières. Chose qu’il espérait bien, car “Je suis toujours en quête de perfection, de me surpasser et cela, sans aucun lobby ou backing. Toute en discrétion et avec beaucoup de confiance en moi.” Il travaille pratiquement seul, et s’occupe de plusieurs shootings tout en cherchant des lieux en extérieur, en gérant les castings et la direction artistique : “Certains photographes ne font qu’appuyer sur le bouton, mais moi, j’aime tout ce qu’il y a autour, l’avant et l’après.”

Le tatouage Ha Ha Ha qu’il aborde sur la main est pour dire que peu importe la situation, il garde le sourire et progresse. Dans quelques années, le photographe se voit à la tête d’une agence, et aussi à évoluer à l’étranger. “ Je vise loin et je m’oblige à l’atteindre pour que les gens n’aient pas à me dire que j’étais qu’un beau-parleur. The Dreamer n’est pas l’histoire d’un rêveur, mais celle d’un jeune qui se donne les moyens d’arriver à un haut niveau d’excellence comme photographe par ses propres moyens et efforts.”

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