Olympiques de Tokyo (23 juillet-08 aout), attend toujours une remise à jour en ce qu’il s’agit de sa bourse de haut niveau. « Depuis le mois d’avril 2021, Rs 4000 avaient été déduites de mon allocation, et j’attends toujours de récupérer mon dû », explique notre interlocutrice. Elle avait d’ailleurs eu une entrevue avec le ministre Stephan Toussaint, il y a quelques semaines de cela, en compagnie du président de la Mauritius Weightlifting Federation (MWF), Magarajen Moonien. Le ministre lui avait alors clairement fait comprendre que le nécessaire allait être fait dans les plus brefs délais. « On m’a fait comprendre que la différence sera versée sur le compte de la fédération. Et c’est cette dernière qui me fera parvenir la somme. J’espère que les choses vont vite se décanter », soutient-elle.

Entretemps, la leveuse de fonte a appris récemment qu’elle était qualifiée pour les Jeux Olympiques de Tokyo. La médaillée d’or des derniers Jeux Africains de 2019 était d’ailleurs en conflit avec sa fédération, ces derniers avançant qu’elle était déjà qualifiée, alors qu’elle n’avait rien reçu de concret à ce sujet. C’est désormais chose faite. Elle sera la seule haltérophile Mauricienne et Africaine à concourir dans la catégorie des moins de 49 kg. « C’est une grande fierté et une énorme satisfaction. La petite femme que je suis, défendra les couleurs nationales pour la deuxième fois aux JO. C’est un honneur de représenter le continent africain », précise-elle. Elle espère désormais faire mieux qu’il y a cinq ans à Rio. « Mon objectif est de terminer dans les six premières de cette catégorie. Je donnerai ma pleine mesure pour y parvenir. »

Lundi, la sextuple médaillée d’or aux Jeux des îles de l’Océan Indien (JIOI) mettra le cap sur le Sud de l’île, plus précisément à Pointe Jérôme, pour un camp d’entraînement jusqu’à son départ, pour le pays du Soleil Levant.