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Kick-Boxing – Participation à trois compétitions internationales: Quand le ranking prend toute son importance

Hormis la Coupe du monde en Turquie, la FMKBDA vise aussi une participation en Hongrie, deux semaines plus tard

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Les juniors gâtés pour leurs grands débuts internationaux avec ce programme très chargé

Avec les exigences d’un classement mondial des différentes catégories et styles de la World Association of Kick-Boxing Organization (WAKO) et l’avènement surtout de la reconnaissance de la discipline par le Comité international olympique, en juillet 2021, participer à un maximum de compétitions internationales est désormais devenu une obligation. Ainsi, la décision des Turques de repousser la Coupe du monde pour la mi-mai (12 au 15), offre l’opportunité aux Mauriciens de participer, deux semaines plus tard, à une autre Coupe du monde, celle de la Hongrie, cette fois.

Pour l’entraîneur national, Judex Jeannot, il est devenu obligatoire de participer à un maximum de compétitions internationales, afin que les tireurs locaux puissent bien figurer au classement mondial. « On peut être champion du monde, mais si on ne participe pas à un maximum de compétitions internationales au courant de l’année, on n’est même pas sûr de figurer parmi les trois meilleurs mondiaux de sa catégorie. C’est désormais une évidence d’où la nécessité de maximiser sur un certain nombre de compétitions, là où l’opportunité nous est donnée », explique Judex Jeannot.

C’est ainsi que la reprogrammation de la Coupe du monde de Turquie (12 au 15 mai) est venue ouvrir une porte sur celle qu’organisera la Hongrie du 1er au 5 juin. « La Turquie avait programmé son tournoi pour début mai, avant de le repousser pour la mi-mai. Suite à ce développement favorable, nous estimons que ce serait idéal d’y participer pour des raisons de ranking, mais également pour les juniors dont 2022 constituera leurs grands débuts internationaux », souligne-t-il.

Retour de Sibela Leelah

Ainsi, Judex Jeannot avance que ces jeunes — avec les seniors aussi — participeront à cette première compétition, avant de poursuivre la préparation en Europe, pour les deux semaines à venir. Ensuite, le groupe ira à la Coupe du monde en Hongrie, avant de retourner à Maurice. Ce qui sera nettement à l’avantage des juniors qui préparent les Championnats du monde, prévus du 16 au 24 septembre, en Irlande. Une sélection composée de cinq tireurs, nommément Nellia Marjolin et Sibela Leelah (-48 kg), Adriano Dinally (-51 kg), Railey Jude et Clive Carmagnole (-57 kg).

Aussi, est-il bon de le préciser, le retour de Sibela Leelah dans ce groupe après avoir été, pendant un moment, irrégulière aux entraînements, en raison de sa participation à une formation professionnelle. « Sibela fait montre de beaucoup d’envie. Elle est sérieuse et surtout très motivée. Ce qui me surprend chez elle, c’est sa ponctualité. Elle est déjà en salle à 15h et s’entraîne jusqu’à 20h30 ! », explique Judex Jeannot.

En revanche, aucun de ces jeunes n’a jusqu’ici eu l’opportunité de participer à une compétition de niveau international. Avoir ainsi la chance de disputer deux Coupes du monde en l’espace de trois semaines seulement, est fortement souhaitée. « Ces jeunes n’ont jamais disputé une compétition de ce niveau. Ils ont même participé à une compétition locale seulement en deux ans ! Ce qui n’est pas le cas de leurs éventuels adversaires aux Mondiaux, eux qui, fin novembre-début décembre, étaient aux Championnats d’Europe. Au même moment, on était, à Maurice, sous le coup d’une interdiction d’organiser des compétitions! », fait ressortir l’entraîneur national.

Entraînement de très haut niveau

Ce dernier est toutefois d’avis que le fait que ces jeunes s’entraînent quotidiennement aux côtés des Fabrice Bauluck, Warren Robertson, Cédrick Dinally ou encore Annaëlle Coret est un avantage. « Certes, ces jeunes n’ont pas la même opportunité que les Européens, mais ils ont l’avantage de s’entraîner quotidiennement avec des boxeurs de niveau mondial », dit-il.

Pour conclure, Judex Jeannot indique que la préparation a pris du retard pour ces jeunes. Cela, faute de n’avoir pu jusqu’ici entamer leur carrière internationale et d’avoir souffert de l’absence de compétition sur le plan local. À ce jour, ajoute-t-il, seuls Adriano Dinally et Railey Jude s’entraînent à la raison, de deux séances par jour.
Les autres sont, eux, présents, que lors des cinq séances programmées dans l’après-midi. « Avec l’éventualité d’un camp d’entraînement de deux semaines en Europe et une participation à deux compétitions de haut niveau, ces jeunes seront prêts pour les Mondiaux d’Irlande. En revanche, l’interrogation demeure leur comportement sur le ring, quand on considère qu’ils seront à leurs débuts à ce niveau de la compétition », fait-il remarquer.

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