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L’année allé, l’année vini…

Les années changent, le monde évolue, se transforme, utilise les dernières découvertes technologiques pour mieux gérer le présent et faire face à l’avenir. Cela se passe presque partout dans le monde, sauf dans quelques ministères à Maurice. Commençons par celui de la gestion et de la distribution d’eau potable en répétant ce qui s’écrit tous les ans à la période des pluies d’été de plus en plus en retard par rapport aux années précédentes. Cela fait des années que l’on sait que beaucoup des tuyaux de la CWA sont percés et auraient dû avoir été remplacés depuis longtemps. Tous les experts l’affirment depuis belle lurette : presque la moitié de l’eau captée et transportée dans ces tuyaux finit dans les fuites. Et est, donc, perdue. Il n’est pas ici question de ces autres millions de litres qui, lors des grandes pluies, se perdent dans la mer, faute de digues et autres barrages pour les retenir.

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Si ce travail de captation avait été fait, nos réservoirs ne seraient pas globalement vides à 70% en ce mois de janvier. Si les remplacements et les réparations nécessaires avaient été faits dans le circuit de distribution de la CWA pour réduite les pertes au minimum, les Mauriciens ne devraient pas se lever aux petites heures du matin pour remplir leurs tanks quand le robinet accepte de couler. Et ceux qui se trouvent dans les régions où les robinets ne coulent pas, de faire la queue pour attendre les camions-citernes. Le ministre attribue la situation catastrophique de la distribution d’eau à Maurice au… changement climatique. Une autre variante du système de défense inventé par le fondateur du MSM et repris en toutes circonstances par ses membres, pour ne pas faire face à leurs responsabilités: pas moi ça, li sa ! Je vous parie ce que vous voulez que l’année prochaine, le ministre nous ressortira le couplet du changement climatique pour justifier la mauvaise gestion de la captation et la distribution d’eau potable par les départements de son ministère.

C’est au cours des périodes de confinement provoquées par le Covid-19 que nous nous sommes rendus compte de l’incapacité du ministère de l’Éducation à proposer un programme à la télévision et sur les réseaux sociaux pour permettre aux élèves de continuer à domicile leur scolarité. Et pourtant, nous sommes dans un cyber island qui est censé maîtriser les dernières technologies de la communication. Utiliser ces technologies, ce qui se fait pratiquement dans tous les pays du monde, ne fait visiblement pas partie des priorités du ministère. Le programme télévisé qui fut finalement proposé aux élèves du secteur éducatif public semblait avoir été concocté – certains ont dit “bricolé” – à la toute dernière minute. On mit sur le compte de la soudaineté de la pandémie et ses conséquences imprévues l’impréparation manifeste – pour ne pas dire l’amateurisme – du ministère dans ce domaine.

On aurait pensé que le ministère de l’Éducation aurait tiré les leçons de cette mauvaise expérience pendant la covid et fait ses nombreux experts travailler sur des programmes éducatifs permettant aux élèves de continuer a suivre les classes en cas de fermetures inopinée de écoles. Ce n’est visiblement pas le cas. La rentrée des classes a eu lieu la semaine dernière et depuis, en raison de grosses pluies, les élèves ont eu droit à trois jours de congé forcé, mais aucun programme audiovisuel alternatif n’a été prévu pour leur permettre de continuer à suivre les classes en cas de fermeture imprévue des établissements scolaires. Ce que le ministère de l’Éducation semble ne pas savoir faire, les institutions scolaires mauriciennes privées le font très bien. Pendant le Covid, elles ont mis au point des méthodes utilisant les réseaux sociaux, qui ont permis à leurs élèves de suivre, à domicile, le programme scolaire sans aucun problème. La principale activité du ministère, en dehors de s’auto-congratuler pour les résultats des examens, semble être de suivre les communiqués de la météo pour pouvoir annoncer les fermetures d’écoles en raison de fortes pluies. Selon la météo, il est probable que d’autres passages de grosses pluies auront lieu au cours des prochains jours, ce qui provoquera d’autres jours de congés forcés et de scolarité manquée, qui seront remplacés on ne sait trop comment. Comme le disait un enseignant sur une radio samedi : « À Maurice, l’éducation est gratuite, mais pas accessible à tous ! »
On le disait déjà, l’année dernière…

 

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