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Le courant marin s’est intensifié en ce dimanche et charrie la nappe de fioul provenant du Wakashio, vraquier échoué sur les récifs de Pointe d’Esny, davantage vers le Nord. Comme l’a averti l’océanographe Vassen Kauppaymuthoo, « toute la côte Est jusqu’au Nord est menacée ».

La nappe de fioul pourrait ainsi atteindre l’île aux Cerfs à tout moment et se répandre plus haut jusqu’à Trou d’Eau Douce, dans l’Est de l’île, prévient l’océanographe.

A 15h30 ce dimanche 9 août, des traces d’huiles lourdes sont déjà visibles à Anse Jonchée, Pointe du Diable et Grande Rivière Sud Est. « Les racines des mangroves trempent dans l’huile », relate Vassen Kauppaymuthoo.

Par ailleurs, la détérioration du temps rendra plus compliquées les opérations de pompage d’huile à bord du vraquier, drossé sur les récifs depuis le 25 juillet. Des risques que le Wakashio se « casse en deux » sont également considérées par les autorités, des « severe buckling » ayant été détectés sur la coque depuis jeudi matin.

Le vraquier transporte quelque « 3 800 » tonnes d’huile lourde. La situation pourrait s’aggraver s’il subi d’autres dégâts majeurs.

Ainsi, selon l’océanographe, « 3 200 tonnes » de fioul pourraient être déversées dans les eaux mauriciennes, avec des répercussions « 10 fois plus graves » que celles subies actuellement.

Pour parer à cette éventualité, l’océanographe estime qu’il est « impératif » que deux lignes de flotteurs soient placées autour du bateau pour contenir le fioul. D’autant que, pour lui, « on ne peut plus retirer le bateau » des récifs.