L’une des nouveautés du salon de l’Infotech 2018 est la présence de la compagnie Interactive Graphics Studios Ltd (IGFX) à travers son business, AfriEDX, fondé par François Mark. Opérant essentiellement à la maison, AfriEDX se spécialise dans l’enseignement à travers Google Expeditions, un outil utilisant la réalité virtuelle et la réalité augmentée. « Nous avons commencé notre accord avec Google Expeditions depuis l’année dernière pour créer du contenu local. Nous avons développé une relation du travail pour voir comment apporter cette technologie à Maurice et en Afrique. Le but de notre projet est toute l’Afrique en matière d’éducation », explique François Mark, directeur d’AfriEDX. Selon le directeur, Google Expeditions est un outil pédagogique qui permet à une école ou à un étudiant de faire l’expérience de son contenu éducatif. Il ajoute que la différence avec cette plateforme, contrairement à d’autres applications, est que, selon lui, Google Expeditions permet à l’enseignant de gérer sa classe. Selon ses observations, quelquefois, un enfant arrive difficilement à comprendre une image en 2D mais est appliqué et comprend mieux avec la réalité virtuelle. C’est ce qu’AfriEDX a démontré à travers une vidéo.

François Mark avance que les parents ayant utilisé cet outil l’estiment très utile et motivant. « Cet outil permet à l’enfant de vivre le contenu », dit-il. Il a pris l’exemple de l’explication d’un système volcanique à un enfant, parfois difficile à faire comprendre. Mais à travers Google Expeditions, l’enfant peut le découvrir à travers la réalité virtuelle et, de fait, comprend mieux son fonctionnement.

Le projet d’AfriEDX a débuté grâce à un don de USD 3 000 de l’ambassade américaine. « Une somme très faible pour démarrer un projet ambitieux. Mais j’ai voulu démontrer qu’avec très peu d’argent, mais avec de l’imagination et de la volonté, on peut réaliser de grandes choses », dit-il. Après la mise en place d’AfriEDX, François Mark avance que le projet est maintenant mondialement connu. « J’ai développé plusieurs contacts. Et Google États-Unis soutient le projet », dit-il. En ce sens, il avance avoir fait son premier contact en début d’année en Afrique du Sud. « À travers Google Expeditions, j’ai pu expérimenter des choses extraordinaires en Afrique du Sud. Ce type d’expériences, on n’en voit qu’à la télévision », ajoute-t-il. Interrogé par l’ambassade américaine sur le fait de savoir pourquoi il a utilisé le don reçu en Afrique du Sud au lieu de Maurice, l’intéressé a répondu qu’il était plus facile pour lui de faire le test ailleurs qu’à Maurice. « On veut désormais discuter avec tous les acteurs de l’éducation. D’ailleurs, ceux qui ont vu le concept ont été vite conquis », fait-il ressortir.

Après avoir obtenu son certificat de production de réalité virtuelle et son « mentoring » sur la plateforme éducative américaine, François Mark compte rassembler toutes les connaissances acquises pour créer du contenu local. « On va voir, à travers différents partenaires, comment rendre Maurice gagnante », dit-il. Selon le CEO, attirer l’attention de Google sur ce projet n’a pas été une tâche facile. Pour lui, le projet n’est « pas simplement la présentation et l’utilisation d’un outil pédagogique, mais plutôt l’établissement d’une relation de travail », ajoutant : « Le but de notre exposition est d’en faire bénéficier les enfants », dit-il.

S’il concède que d’autres entreprises opérant dans le domaine de l’éducation emploient également des technologies, François Mark avance cependant que celles-ci sont plutôt orientées côté matériel. « On peut avoir du matériel dernier cri mais sans contenu, cela ne vaut rien », dit-il. La différence avec AfriEDX, selon lui, c’est qu’elle a « toute la connaissance pour que chaque secteur puisse en bénéficier » à travers le contenu. Est-ce que son projet aura du succès à Maurice ? François Mark en est en tout cas persuadé. En ce sens, il avance avoir débuté son étude du marché depuis 2015. À cette époque, peu de personnes connaissaient le concept, dit-il. « Mais aujourd’hui, Maurice est prête. Les enfants sont très habiles avec la réalité virtuelle. Après quelques tests que nous avons effectués avec des enseignants, ils ont compris le concept rapidement », dit-il. François Mark fait également ressortir que chaque nouveauté qui sera lancée aux États-Unis sera amenée au plus vite à Maurice. Par ailleurs, il rappelle que le projet a été nominé au South African Start-Up Award dans deux catégories. « C’est un outil qui bénéficiera à tout le monde », conclut-il.