Jean-Luc Vilbrim et Sabrina Rabot ont remporté, hier matin à Beau Vallon, la 8e édition des 25 km de King Savers. Ils se sont imposés au terme d’un effort en solitaire, le premier dans le temps de 1h29’20 et l’autre en 2h06’22.
L’opposition n’était visiblement pas de taille pour Vilbrim, 34 ans, qui domine le lot depuis quelque temps déjà s’agissant de course sur route. Le médaillé de bronze au semi-marathon des derniers Jeux des îles a effectué une course à sens unique, semant son adversaire direct, Kevin Narain, déjà sur les premiers kilomètres, pour s’envoler seul vers le but. En effet, les deux hommes qui furent crédités de 17’46 et 17’58 au passage du kilomètre 5 allaient par la suite être séparés par des minutes d’écart aux 10e (34’46 contre 35’54), 15e (51’21 contre 54’36) et 20e kilomètres (1h10’16 contre 1h13’52).
Jean-Luc Vilbrim, qui avait enlevé environ un mois de cela le semi-marathon de Maurice à Albion, devait néanmoins baisser de pied sur la seconde moitié du parcours. Mais il avait déjà creusé une avance confortable sur son plus proche poursuivant. « Je suis satisfait d’avoir terminé, car le but était de courir et gagner », lâchait-il. Cette année, il compte s’aligner pour la première fois au marathon de Londres prévu en septembre avec des objectifs chronométriques en tête.
« Il faudrait viser un bon chrono là-bas, soit de battre mon record personnel (2h24). Mais aujourd’hui (hier), je pense que si la course était partie à 7h, j’aurais pu réaliser un meilleur chrono », estime-t-il, en remerciant son coach Mike Félicité et son son sponsor Yoplait. Jean-Luc Vilbrim exprime également le souhait de pouvoir courir à l’avenir en compagnie de son compatriote David Carver, lui aussi spécialiste du marathon. Ce dernier, qui vit en Australie, a réalisé avec un chrono de 2h18’18 le 17 avril à Hambourg, les minima olympiques au marathon (2h19).
Hier, Kevin Narain, double vainqueur de la course en 2014, 2015, et Nitish Jhugursing ont complété le podium. Mais Narain dit se préparer plutôt pour l’année prochaine. « Ma blessure survenue durant la saison de cross-country m’a un peu freiné dans ma préparation cette année. Je préfère regarder vers 2017 », avoue-t-il.
La course féminine ne pouvait échapper à Sabrina Rabot. « Ma préparation au marathon m’a bien aidée et je me sens capable d’aller plus vite. J’ai fait la course en compagnie de mon cousin Adams Rabot avant de terminer en solitaire. Merci à tous », s’est-elle exclamée.