Un vol avec agression est survenu dans une chambre froide à Camp-Yoloff samedi. La propriétaire du commerce, une femme de 33 ans, s’y trouvait seule lorsque le malfaiteur lui a asséné de violents coups avant de s’emparer de l’argent de la caisse, soit Rs 25 000. La brigade criminelle de Trou-Fanfaron mène l’enquête.
C’est avec une jambe bandée et d’atroces douleurs qu’une femme de 33 ans est ressortie d’une violente agression samedi, sur son lieu de travail, dans une chambre froide à Camp-Yoloff. Traumatisée, cette habitante de Camp-Chapelon a témoigné au Mauricien ce matin n’avoir jamais rencontré de problèmes de la sorte auparavant. « Fer dizan mo travay la-ba. Zame monn gagn okenn problem avek personn. Klian ale-vini kot nou », indique-t-elle.
Vers 11h30 ce jour-là, elle se trouve seule à son travail, son employé étant allé livrer des marchandises. La trentenaire s’occupait des commandes lorsqu’elle a entendu quelqu’un entrer dans son commerce, un individu qu’elle avait aperçu plus tôt au téléphone à l’extérieur. « Avan li rantre, monn tann li pe dir ki papie-la inn resi korek », dit-elle.
Avant même d’avoir eu le temps de lui adresser un mot, « linn donn mwa enn kout pwin dan mo figir ». Sans qu’elle n’ait pu se défendre, le malfaiteur lui assène alors un violent coup à l’estomac avant de la tirer par le bras et de la jeter à terre. « Monn gagn enn kou dan mo lipie kan monn tombe. Mo ti pe esay releve me apre linn pran enn sez linn avoy lor mwa. Monn res an plas. » La tête contre le sol, la jeune femme ne peut savoir si le voleur a emporté quoi que ce soit de son commerce.
C’est lorsque son agresseur prend la fuite qu’elle appelle son père à l’aide. Celui-ci travaille dans un “snack”, situé juste à côté. Sur place, son père l’aide à se relever et contacte son frère afin qu’il transporte la trentenaire à l’hôpital Jeetoo. Les deux individus constatent entre-temps que la sacoche contenant l’argent de la caisse, soit une somme de Rs 25 000, a été emportée.
Après avoir obtenu les premiers soins, la victime s’est rendue au poste de police de Trou-Fanfaron afin de consigner une déposition. Elle déclare que son agresseur, qu’elle n’avait jamais croisé auparavant, est grand, mince et de teint clair, et qu’elle est en mesure de le reconnaître. Malheureusement, l’agresseur ne figure pas sur la liste de photos des suspects que lui ont montré les officiers de la brigade criminelle. L’enquête suit actuellement son cours.
Souffrant encore d’atroces douleurs à l’estomac et à la jambe, la victime n’a pas encore été en mesure de reprendre le travail. À l’heure où nous mettions sous presse, il était prévu qu’elle se rende à nouveau à l’hôpital durant l’après-midi pour obtenir les résultats de ses examens médicaux. Elle explique que désormais, elle ne sera plus en mesure de travailler seule, craignant pour sa sécurité.