Minnesota, 1977. Ben Wilson, sourd d’une oreille de naissance, fait chaque nuit le même cauchemar… Mais pourquoi ces bêtes le traquent-elles ainsi ? New Jersey, 1927. Rose, une fillette sourde-muette, est seule dans sa chambre. Sa mère lui interdit de sortir à cause de son handicap. Rose contemple New York, et découpe des photos de stars dans un magazine…

Sur deux époques distinctes, les parcours de Ben et Rose. Ces deux enfants souhaitent secrètement que leur vie soit différente. Ben rêve du père qu’il n’a jamais connu, tandis que Rose, isolée par sa surdité, se passionne pour la carrière d’une mystérieuse actrice. Lorsque Ben découvre dans les affaires de sa mère l’indice qui pourrait le conduire à son père et que Rose apprend que son idole sera bientôt sur scène, les deux enfants se lancent dans une quête à la symétrie fascinante qui va les mener à New York…

Le Musée des Merveilles est l’adaptation cinématographique du roman illustré pour enfants « Wonderstruck » de Brian Selznick, publié en 2011. Il s’agit d’un écrivain pour enfants, dont le roman illustré « L’Invention de Hugo Cabret » (2007) est son œuvre la plus connue, qui lui a valu la médaille Caldecott (un prix attribué à l’illustrateur du meilleur livre pour enfants de l’année aux États-Unis). L’écrivain avait d’ailleurs porté cette œuvre sur grand écran en 2011 sous la férule de Martin Scorsese.

Présenté en Compétition au Festival de Cannes de l’année 2017, Le Musée des Merveilles a ému la critique, à défaut d’avoir convaincu le Jury de lui attribuer un prix. Pendant l’écriture du roman, Brian Selznick a consulté plusieurs amis et collègues en lien avec la culture et l’éducation des sourds afin de décrire avec le plus d’authenticité possible l’expérience de ses personnages sans centrer exclusivement l’histoire sur leur handicap. Il a aussi pu compter sur l’aide de son frère, sourd d’une oreille – tout comme Ben avant qu’un accident, peu de temps après la mort de sa mère, ne le prive entièrement de son audition –, ce qui lui a permis de développer un point de vue différent de celui de gens sourds de naissance, tels que Rose.

Trouver les deux enfants du film qui allaient se glisser dans la peau de Ben et Rose s’est avéré délicat, surtout dans le deuxième cas. D’emblée, Todd Haynes et son équipe tenaient à ce que le personnage de Rose soit incarné par une comédienne sourde. La directrice de casting Laura Rosenthal a alors contacté toutes les écoles et compagnies théâtrales pour sourds et malentendants d’Amérique du Nord. C’est de cette manière qu’elle a trouvé Millicent Simmonds, originaire de l’Utah, qui avait 13 ans lorsqu’elle a décroché le rôle. Pour Ben, les choses se sont faites plus rapidement. Oakes Fegley avait déjà joué au cinéma, entre autres dans Peter et Elliott le dragon.

À l’affiche au Star (Port-Louis, Moka & Grand-Baie)

Durée : 1 h 57. Avec Oakes Fegley, Milicent Simmonds, Julianne Moore. Avec Todd Haynes (USA, 2017)

Également à l’affiche

Captain Superslip

Georges Glousse et Harold Golade, deux copains de CM1 à l’imagination fertile, créent une BD qui raconte l’histoire d’un superhéros un peu barré, le Capitaine Superslip. Un jour, alors que M. Chonchon, leur proviseur hargneux, menace de les séparer en les plaçant dans deux classes différentes, ils l’hypnotisent et le transforment en… Capitaine Superslip !

Durée : 1 h 29. Film d’animation de David Soren (USA, 2017)

Carbone

Menacé de perdre son entreprise, Antoine Roca, un homme ordinaire, met au point une arnaque qui deviendra le casse du siècle. Rattrapé par le grand banditisme, il lui faudra faire face aux trahisons, meurtres et règlements de compte.

Durée : 1 h 44. Avec Gérard Depardieu, Benoît Magimel, Michaël Youn. Réalisé par Olivier Marchal (France, 2017)