Les négociations se poursuivent actuellement à Paris dans le cadre de la COP 21, en vue de trouver un accord pour arriver à des mesures concrètes que les 195 États participants doivent mettre en pratique pour éviter une hausse de température de 2°C. Un premier compromis a été trouvé, avec un texte de 48 pages qui servira de base aux négociations. En attendant, attardons-nous sur ce qu’une augmentation de deux degrés Celsius implique pour notre planète.
Selon les experts, avec deux degrés de plus, le niveau des océans monterait de 30 à 80 cm. Il faut savoir qu’une hausse de deux degrés uniquement a déjà de nombreuses conséquences sur l’environnement et les conditions de vie des humains. Deux degrés de plus se traduiront aussi par une hausse du niveau de la mer certaine, mais difficile à évaluer. Cette forte augmentation de la température en Arctique accélérerait la fonte des calottes glaciaires. Conjuguée à la fonte des petits glaciers de montagne et la dilatation des molécules d’eau en raison de la chaleur, ce facteur entraînerait une montée du niveau des océans. La marge d’incertitude est très importante, car le rapport entre la hausse des températures et le niveau des océans n’est pas linéaire. En gros, si un gros morceau de glace se détache d’un seul coup, leur niveau peut augmenter brutalement.
De même, une augmentation de deux degrés en moyenne sur le globe ne signifierait pas que le thermomètre grimperait de deux degrés partout, uniformément. La hausse de température serait beaucoup plus forte dans l’Arctique que sur l’Équateur. Deux degrés de plus en moyenne sur Terre signifient huit à dix degrés de plus aux pôles. Plus largement, tous les écosystèmes situés à peine au-dessus du niveau de la mer sont les plus vulnérables. C’est le cas des mangroves et des marais salants, ainsi que des plaines deltaïques jalonnées d’étangs et de lagunes. Au Bangladesh par exemple, des millions de personnes vivent sur des terres situées à moins d’un mètre au-dessus du niveau de la mer.