La séance Pro Forma de la motion logée devant le tribunal de Port-Louis au nom de Shakeel Mohamed en vue de rayer les quatre inculpations provisoires dans la “Gorah Issac Probe Revisited” pourrait se revéler être un prolongement du bras de fer entre le DPP et la police. Fait aussi étrange que cela puisse paraître, aucun représentant de l’Office of the Director of Public Prosecutions (DPP) n’était présent pour soutenir la demande d’objection du Central CID contre la motion défendue par Me Gavin Glover, Senior Counsel, au nom de Shakeel Mohamed. Ensuite, il y a eu la demande expresse de la magistrate demandant au Police Prosecutor de s’assurer que, mardi prochain, à l’appel de la motion, un représentant de l’Office of the Director of Public Prosecutions soit présent pour formuler les objections au terme des procédures.
Officiellement, le Central CID a objecté à la motion visant à rayer les quatre charges contre Shakeel Mohamed, dont une de “Conspiracy to Commit Murder”. Mais le représentant de la police a fait comprendre à la cour que le dossier de l’enquête n’aurait pas encore soumis au State Law Office à cet effet. D’autres sources indiquent que l’Office of the DPP aurait fait comprendre au Central CID de manière tardive que cette instance constitutionnelle aurait préféré se tenir à l’écart de cette enquête rouverte après bientôt une vingtaine d’années. D’ailleurs, dès cette première indication, les Police Headquarters aux Casernes Centrales ont initié des démarches en vue de s’assurer d’une “Fall Back Position” au cas où le Bureau du DPP maintenait sa position de ne pas se mêler à cette affaire. Toutefois, la position de la magistrate est des plus catégoriques : il n’est pas dans la pratique que la police objecte car toute objection relève davantage de l’autorité du DPP, ajoutant que le Police Prosecutor a le devoir de se faire accompagner par un représentant du Parquet pour les procédures de la motion mardi prochain.
Pour sa part, Me Glover, intervenant en cour, s’est appesanti sur l’urgence de la situation car les charges provisoires portent atteinte à l’intégrité de Shakeel Mohamed. Ce dernier a fait part de son intention de ne quitter le pays qu’une fois que les inculpations provisoires auront été rayées.
De son côté, Shakeel Mohamed a obtenu gain de cause sur la première motion, à savoir l’interdiction de quitter le pays. La police n’a pas objecté à la demande de Variation Order et sans aucune condition imposée.