En voie de famille

Les vacances commencent fort ! Est-ce le petit prince qui férocement lutte au démantèlement du trafic ou le trafic qui est moins discret ces derniers temps ? Samouraï contre katana s’affrontent sur un air de campagne ensanglantée. Un remake sanglant se joue actuellement sous nos yeux. Ou dans notre dos. Tout dépend de comment on se place face à la situation du law breakdown. Entre-temps, des ados en pleine révolution hormonale découvrent le sexe sans protection et se font violence. Quid de la suite ?
Ma psy me prescrit de ne point confondre baby blues et dépression post-partum. Le premier est un état transitoire et touche beaucoup de femmes qui enfantent ; la seconde est plus complexe. Commençons par le commencement pour commencer. Le baby blues est un trouble de l’humeur passager. Il survient dans les premiers jours après l’accouchement et affecte 50 à 80 % des nouvelles mamans.
Ce trouble est caractérisé par sa brièveté. Les symptômes apparaissent généralement quatre jours après l’accouchement. Et disparaissent vers le 12e jour. Si lesdits symptômes durent plus de deux semaines…zafer pa bon kamarad ! Une femme sur cinq (selon Internet) développera une dépression majeure post-partum à la suite d’un baby blues. Mélancolie anxieuse. Ajoutons à cela une société malade et vous aurez un escargot… tout chaud !
Crises de larmes sous le vent. Humeur en yo-yo. Avec des hauts et des bas. Maman se sent triste. Elle se sent paniquée. Dépassée par cette situation nouvelle. Peur de ne pas arriver à bien s’occuper de bébé. Son caractère fluctue. Apparition d’une irritabilité ou d’une agressivité. Elle évoquera de la fatigue et des palpitations, des étouffements, des maux de tête. Toutes générées par l’angoisse.
Ces mouvements d’humeur ne trouvent pas d’explications rationnelles. Ni les pleurs. Il lui arrive aussi d’éprouver une honte : n’est-elle pas supposée être la plus heureuse des femmes ? Ce trouble de l’humeur passager est une conséquence normale. Ne pas s’inquiéter et ne pas culpabiliser. À l’idée d’être une “mauvaise mère”. Ce n’est qu’une perception.
En revanche, la dépression post-partum survient dans les six à huit semaines après accouchement. Et ça dure de trois à douze mois ! Elle est fréquente, même si on n’en parle que peu. Un état dépressif lourd et continu : absence d’énergie, fatigue, tristesse, irritabilité, sentiment d’abandon, angoisses, insomnies, difficulté voire impossibilité de s’occuper de soi et de son bébé.
Ces dépressions sont insuffisamment identifiées, diagnostiquées. Anwar peut-il faire un geste dans ce sens ? La dépression post-partum survient à un moment où la maman ne bénéficie plus de l’entourage médical. Par ailleurs, nombre de femmes ont tendance à attribuer leur état à toutes sortes de causes. Genre la fatigue ou l’allaitement. Et ne font pas forcément le lien avec leur accouchement déjà “loin” derrière elles.
Or il y a un certain nombre de facteurs de risques. Vivre dans un milieu défavorisé, être isolée ou avoir des conflits de couple sont autant de facteurs. Les femmes qui ont été abandonnées ou maltraitées pendant l’enfance sont aussi vulnérables. La naissance du bébé réactive tout un passé. Y compris les conflits de l’enfance. Mais ce n’est pas tout, chers messieurs et dames prompts au jugement hâtif d’autrui.
Les réserves d’oméga 3 de maman sont réduites de moitié pendant la grossesse. Un bas taux accroît le risque de dépression post-partum. Les femmes enceintes et à risque de développer une dépression post-partum devraient bénéficier d’un traitement prophylactique pour réduire ce risque. Bref. C’est comme l’amour ; il faut savoir doser !
Et pendant ce temps. Quatre bornés sous une varangue se demandent, qui de Roshi ou de Kugan passera la rampe dans ce duel. La ville des fleurs retient son souffle. Émoi. Émoi. Émoi ? Ne minorons pas Arvin mais être le représentant de celui qui vient de souffler 70 bougies… c’est du gâteau empoisonné. La politique familiale devrait peut-être être revue et corrigée.