HIPPISME : Saison 2013, Coup d'envoi le 23 mars avec 38 journées

La saison hippique 2013 débutera comme prévue le 23 mars. Le calendrier a été officialisé au cours de la semaine écoulée  par le Mauritius Turf Club (MTC). 38 journées seront au programme tout comme l'année dernière. Il convient de souligner que le MTC avait fait une demande pour une journée supplémentaire, mais le Gambling Regulatory Authority (GRA) n'y a pas donné son accord. Après la journée inaugurale du 23 mars, les turfistes assisteront au premier classique de la saison, à savoir The Duchess Of York Cup, qui sera couru le 30 mars. Une épreuve réservée aux chevaux de Groupe 2 sur une distance de 1400m.  La deuxième épreuve classique, à savoir la Barbe Cup (1600m) sera courue le 1er juin, alors que le Maiden Cup (2400m), épreuve phare du calendrier hippique, a été programmée pour le 1er septembre. Le dernier classique de la saison, soit The Duke Of York Cup (1600m) aura lieu le 27 octobre. La saison prendra ensuite fin par le traditionnel International Jockeys' Week-End, prévu pour les 30 novembre et 1er décembre respectivement.

Edgar Jullienne : «Si nous n'agissons pas, l'industrie hippique…»
« Il suffit d'écouter le public et les médias, et de consulter certains blogs pour se rendre à  l'évidence que l'image véhiculée par nos courses est malheureusement très négative. Je suis  convaincu que si nous n'agissons pas, l'industrie hippique continuera non seulement à  perdre en part de marché mais également à subir l'éloignement des sponsors», dixit Edgar Jullienne qui se porte pour la première fois candidat pour un poste de Commissaire Administratif. A 41 ans, ce propriétaire de chevaux chez Ricky Maingard veut faire son entrée dans la cours des grands et le moins qu'on puisse dire il ne va pas de main morte à propos de la situation des courses à Maurice.
En effet, ce responsable du développement foncier chez Médine Ltd estime d'entrée que l'atmosphère de division qui s'est installé au MTC n'est pas bon pour l'industrie. «C'est ma passion pour les courses qui m'amène à conférer régulièrement avec les différentes parties prenantes de l'industrie hippique.  Ces discussions m'ont permis de réaliser qu'il règne, au sein de notre club et plus largement au sein de l'industrie, une atmosphère de division qui  ne peut qu'être néfaste à la pérennité des courses hippiques à Maurice.  C'est en prenant  conscience de la situation précaire du MTC que j'ai décidé de m'investir personnellement afin de contribuer, au mieux de mes capacités et selon mes convictions, à remettre le MTC sur la bonne voie»,  avance le propriétaire de Ntandane.  Pour Edgar Jullienne le MTC est en train de perdre ses moyens de réactions avec l'érosion de ses finances.
«La réduction du déficit annoncée reste bien évidemment la priorité absolue car la survie de  nos courses en dépend. Certaines actions ont été entreprises afin de contenir les pertes mais je suis convaincu qu'il nous faut faire d'avantage. Il suffit d'écouter le public et les médias, et de consulter certains blogs pour se rendre compte d'une évidence; l'image véhiculée par nos courses est malheureusement très négative. Je suis convaincu que si nous n'agissons pas, l'industrie hippique continuera non seulement à perdre en part de marché mais également à subir l'éloignement des sponsors», avance  le candidat qui propose un exercice de réflexion dans le but d'identifier les actifs et les activités déficitaires du MTC.
Image à améliorer
«L'analyse de ce bilan nous permettrait d'envisager de nouvelles voies de prospérité notamment l'externalisation de certaines fonctions ou services, la diversification des revenus et bien sûr tout développement qui permettrait une  augmentation des revenus liés aux paris. En ce qui me concerne, je pense que cet accroissement dépend d'une part de l'amélioration sensible de l'image des courses et d'autre part d'une répartition plus favorable des revenus des paris pour le club», propose entre autres Edgar Jullienne.
Ce dernier pense aussi qu'il est impératif de restaurer l'image et l'intégrité du MTC. «Nous devons faire une distinction plus accrue entre les fonctions de gestionnaire du club assurées par les  commissaires administratifs, et  celles de régulateur des courses assurées par les commissaires de courses. Je pense que la nomination des commissaires de courses par un panel totalement indépendant des commissaires administratifs ainsi que la mise en place d'un code de conduite pour les commissaires contribuerait grandement à l'amélioration de l'image du club. Je pense également qu'il nous faut appliquer des principes de bonne gouvernance en ce qui concerne la gestion des affaires du club», soutient Edgar Jullienne.
Délocalisation du CDM
Ce dernier, comme beaucoup d'autres candidats, croit dans la nécessité d'avoir un nouvel hippodrome plus adapté aux besoins des courses à Maurice. Il va même jusqu'à demandé la délocalisation du Champ de Mars pour assurer la croissance des courses mauriciennes. «Cette délocalisation, de par son infrastructure améliorée nous  permettra d'augmenter le nombre de journées de courses, d'héberger tous les chevaux de  courses sur un seul site, de recevoir un plus grand nombre de coursiers et d'organiser  des  courses internationales, voire des courses hippiques nocturnes. Les frais des écuries seraient  ainsi nettement réduits, les conditions et la durée de vie des chevaux seraient à la hauteur  des normes internationales et nous serions en mesure de faire revenir le public et  d'accueillir plus de monde dans un hippodrome digne de la noblesse du sport », affirme-t-il à Week-End.
Quelle sont ses chances de se faire élire. «Depuis que je me suis lancé, j'ai reçu beaucoup d'encouragements et de soutiens. J'espère que cela se traduira par les votes et que les membres du club fassent enfin confiance à un jeune», conclut-il.

Michel Halbwachs: «Un plus grande rigueur administrative»
Candidat de Gilbert Merven dans cette joute pour une place au sein du board des commissaires, Michel Halbwachs — qui possède un patronyme influent dans le monde hippique— et, si on croit à la rumeur du jour est dans le driving seat. Mais une élection n'est jamais gagnée d'avance. S'il parvient à se faire élire, Michel Halbwachs qui était, jusqu'à sa candidature, commissaire des courses pense aider à mettre en place une plus grande rigueur administrative au sein du MTC. Même si sa motivation première est d'aider son Club.
Qu'est ce qui vous pousse à être candidat pour un poste de commissaire administratif au MTC ?
— Ma motivation première est de servir mon club et de l'aider, avec l'équipe de commissaires en place, à atteindre d'autres niveaux de développement pour la mise en place d'une nouvelle industrie des courses hippiques à Maurice. Je peux disposer de mon temps de façon plus ou moins indépendante donc une disponibilité certaine pour les réunions, boards et autres fonctions. Je pense connaître déjà dans les grandes lignes les rouages du MTC et les défis qui se pointent à l'horizon donc je peux être opérationnel assez rapidement. J'ai une grande capacité de travail que je consacrerai à mon Club et aussi d'écoute que je compte mettre au service de tous les "stakeholders" du monde hippique.
Qu'est ce qu'il faut changer au sein de l'administration pour changer les choses au sein du MTC ?
— Je pense qu'une plus grande rigueur administrative doit être mise en place à tous les échelons du MTC. Le Club doit être géré comme une entreprise avec une véritable stratégie commerciale pour le laboratoire, le studio et Racetime. Il faut se remettre en question pour comprendre pourquoi on n'arrive pas à mettre en place un réel partenariat avec le gouvernement concernant l'industrie des courses. Serait-ce notre statut de club privé ? Ne serait-il pas temps de changer d'identité, de se muter en compagnie.  
Il faut aussi un changement d'attitude à tous les niveaux du MTC. Le club est en passe de devenir le temple de la rumeur créant une mauvaise perception généralisée ne pouvant faire que du mal à notre petit monde hippique. Avec des hommes de bonne volonté, à tous les échelons de l'industrie hippique, regardant et marchant dans la même direction, tout ne devient-il pas possible ?
Quelles sont vos chances d'être élu ?
— J'ai rencontré beaucoup de membres. Je leur ai parlé de ma motivation  et de mes convictions. Je pense avoir été entendu et compris. J'aborde donc ces élections avec confiance.

Pravin Desai «L'image des courses continue à prendre des coups»
L'architecte Pravin Desai est candidat pour la 4e fois au poste de Commissaire Administratif au sein du Mauritius Turf Club. Si a chaque fois il a réussi à ratifier plus de 30% des voix, quelle sera ses chances pour cette 4e fois? Le moins qu'on puisse dire c'est que Pravid Desai affiche la confiance et il est sans aucun doute le candidat qui a une bonne longueur d'avance sur les autres pour avoir lancer sa campagne depuis la fin de la saison 2012. Mais cela suffira-t-il à Pravin Desai pour faire le break? Grosse incertitude une nouvelle fois, même si la sonnette d'alarme qu'il avait tirée il y a trois ans n'a pas cessé de sonner.
Pravin Desai, vous êtes en lice pour la 4e fois au poste de Commissaire Administratif du MTC, c'est pas la candidature de trop?
- Avant de répondre à votre question, laissez moi vous dire que ce n'est pas dans ma nature d'abandonner, ni suis-je disponible à faire des compromis ou à aller à l'encontre de mes principes. Durant ces trois dernières années, j'ai dénoncé, ce que je considère comme une politique de l'excès à la direction de notre club. J'ai commencé à tirer la sonnette d'alarme, mais l'équipe dirigeante n'a pas voulu prendre l'initiative pour rectifier la situation. Il  y a eu une absence totale de volonté et de ce fait l'hémorragie s'est propagée et l'immobilisme s'est installé. Comme le dit le dicton 'absolute majority can only corrupt and kill'. Le courrier que le commissaire Jean-Michel Giraud a envoyé à ses collègues commissaires, dont vous en avez fait état dans votre journal de dimanche dernier me conforte dans ma détermination pour venir face aux membres du Club pour réclamer du changement. Lors de ces trois dernières exercices, j'ai été soutenu par une moyenne de de 35-40% des membres du Club. Vu la situation du MTC et l'image des courses qui continue à prendre des coups, il est de mon devoir de continuer cette lutte pour un changement, un vrai au sein de notre club.
Pourquoi faut-il un vrai changement au sein du MTC?
Vous savez par exemple que la GRA vient de refuser au MTC l'organisation d'une 39e journée de course pour cette saison? Rien que sur ce point un changement doit s'opérer au sein de la direction de notre Club, car ceux qui sont à sa tête n'ont pas été capable de justifier l'organisation d'une journée additionnelle. A l'heure où il faut renflouer les caisses du Club en raison des déficits annoncés de Rs 30 millions, l'agence régulatrice des courses à Maurice ne fait pas confiance aux dirigeants actuels du MTC pour une journée additionnelle. C'est ni plus ni moins qu'un carton rouge au président du MTC, qui je vous rappel  n'a rien fait pour aller défendre son dossier à la GRA.
Un vrai changement est important car des exemples comme je viens de vous citer, il y en a un nombre incalculables. Car depuis trois années je n'arrête de dénoncer l'absence d'une politique cohérente et réfléchie au MTC. Par contre encore une saison  où notre club a été sali par des affaires de dopages, d'indisciplines, de décisions douteuses ou de l'indécisions tout simplement. L'autorité de notre club tant sur certains membres que dans la gestion des courses ont été trop souvent remises en question. Dans les plus grandes institutions, il est aujourd'hui a "recommended practice to incorporate independant directors and directors are appointed on a rotation basis. C'est toute l'importance pour la bonne gouvernance et la survie de l'institution. Mais que voyons nous ici: les têtes veulent monopoliser le Club comme si c'est une propriété privée
La confiance des turfistes, premier stakeholders, des courses à Maurice n'est plus au beau fixe. Comment la confiance peut s'installer au sein de cette industrie quand le président du MTC s'amuse  avec jockeys, propriétaires et bookmakers dans son restaurant à Chamarel?
Vous proposez quoi comme alternance M. Desai?
— D'abord un constat: beaucoup de membres, propriétaires, etc ont l'impression que le membership est trop fermé avec une politique de 'jump the queue' ces dernières années. Les vrais stakeholders s'éloignent année après année. Les idées ne manquent pas, mais l'equipe actuelle est limitée à cause d'une politique de petit copain. Juste pour vous donner un example: la France a fait preuve d'imagination et à fait la promotion un événement national tel que le quinté+  à la place du tiercé . On a annexé une sorte de lotterie 'tire-lire' qui permet au gagnant du Quinté d'empocher un minimum de 1 million d'euros chaque jour. Ce qui fait que le ticket du pari à un volet hippique et lotterie.
Mais à Maurice, ils n'ont qu'une solution; augmenté des journées aux détriments des propriétaires, entraîneurs et des turfistes. Pour donner une image de transparence, il faut que tous les postes à responsibilité soient promulgués à la suite d'un 'publicly advertised notice of vacancies. Que les hauts gradés du club, les commissaires, le chief stipe, gerants des écuries et aussi entraîneurs fassent une déclaration de leurs avoirs et que le Board of appeal soit totalement indépendent et ses membres nommés par des autorités compétentes.
Comment évaluez vous, cette fois, vos chances d'être élu cette fois?
— L'élection des Commissaires Administratifs du MTC est probablement un des rares exercices à Maurice où tous les candidats ne partent pas avec des chances égales. Cette année encore j'ai constaté que des nouveaux membres ont été admis sans respecter les conditions historiques qui ont toujours caractérisé notre Club. A croire que certains y ont trouvé un fond de commerce. Mais ce sont des gens de passage au sein de notre Club et qui servent l'intérêt d'une personne.
Moi je voudrais faire appel aux vrais membres du MTC, ceux qui ont à coeur l'intérêt des courses et au droit de cette industrie d'exister à Maurice. Je leur lance un appel pour un vote afin qu'ils reprennent possession de leur club et de ne plus le laisser entre les mains des gens qui ont fait un mauvais mélange entre intérêts personnels et la défense des courses à Maurice.

Yahia Nazroo : «Avoir le gouvernement comme partenaire des courses»
Avocat des jockeys, conseiller légal du MTC, photographe. A 36 ans, Yahia Nazroo  a plusieurs cordes à son arc, sans compter qu'il est un homme qui aime surprendre. C'est un peu le cas avec sa candidature pour le poste de commissaire administratif. A lundi dernier, jours de la date limite pour le dépôt de candidature au MTC, personne ne pouvait prendre  un pari sérieux sur la candidature de Yahia Nazroo. Pourtant il est bien dans la course et il compte bien faire entendre sa voix, si ce n'est joué au trouble fête.
«Je suis au Mauritius Turf Club depuis 1994 et j'ai toujours été très actif au sein du Club auquel  je suis devenu membre en 2006. Ceux qui ont suivi mon parcours au MTC vous diront que c'est normal que je m'intéresse à l'administration du MTC. D'ailleurs depuis l'année dernière j'ai aidé mon Club en tant que conseiller légal, j'ai siégé au sein de l'Apprentice Jockeys Committee' et j'ai été consulté sur les changements qu'il fallait apporter pour moderniser les statuts du Club. Pour l'heure je travaille pour l'amélioration des provisions des Rules of Racing qui permettront de mieux contrôler nos courses», soutient le candidat Nazroo à Week-End.
Il affirme dans la foulée que faire acte de candidature pour un poste de commissaire administratif au sein du board n'est pas une mince affaire et la décision n'a pas été prise à la légère. Car le job, dit-il, est très demanding et surtout qu'il «demande énormément de votre temps et engendre beaucoup de sacrifices!» D'où sa conviction que le board des commissaire a besoin des gens qui ne vont pas s'asseoir et ne rien faire. Notre interlocuteur va même plus loin en affirmant que le Club a besoin de gens à sa direction qui ne vont pas jouer aux spectateurs. «Je suis d'avis que mon Club a besoin de quelqu'un qui ne va pas 'sit back, watch and criticize'. Car je sais pertinemment qu'un candidat à ce poste doit pouvoir apporter une touche professionnelle, être dynamique, un bon communicateur et avoir une bonne connaissance du système des courses hippiques à Maurice», souligne Yahia Nazroo.
 Ce dernier estime aussi qu'il est important de dégager un accord avec le gouvernement sur le très long terme pour assurer la survie de l'industrie hippique à Maurice. « Il est important que le prochain board des commissaires arrive à prouver au gouvernement que le 'racing product is worth the investment' a travers plus d'échanges et surtout en donnant une tout autre image de nos courses pour attirer des investisseurs. Inciter les proprietaires à devenir des partenaires du MTC et les encourager à investir dans la qualité», avance-t-il. Tout en souhaitant que le MTC s'engage dans la formation de ses officiels «afin de promouvoir et 'maintain confidence and integrity within horseracing.»
Candidat on merits
Le candidat-avocat estime aussi qu'il faut trouver des solutions aux problèmes d'espaces dont souffre le Champ de Mars et estime aussi qu'il est temps de songer à un nouvel hippodrome. «Il faut aussi moderniser les statuts du Club et demander aux membres de participer à un débat d'idées avant de prendre des decisions importantes. Je crois aussi qu'il faut sensibiliser le gouvernement, la GRA et le public mauricien sur le 'gambling' en rendant obligatoire un "social gambling scheme' pour tous les opérateurs de pari  à Maurice», précise notre interlocuteur.
Pour pouvoir mettre en pratique ces idées, Yahia Nazroo doit d'abord se faire élire. Même s'il est un «late entry» dans cette course, il souligne que ses chances sont bien réelles. «C'est aux membres de voter pour les candidats qualifiés et qui viendront aider le Board des Commissaires actuel à trouver des solutions aux problèmes que font face le MTC. J'espère que les membres viendront voter en grand nombre et voteront 'on the merits of each candidate' afin de s'assurer que seul ceux qui sont capable, dynamique et prêt à servir le Club sans s'attendre à quoi que ce soit en retour», conclut-il.

Jeenarain Soobagrah: «Difficile de toucher aux subsides accordés aux écuries »
Sept ans qu'il avait décidé de prendre ses distances du MTC après avoir servi comme Commissaire Administratif six ans durant, à présent Jeenarain Soobagrah veut être de retour aux affaires au sein du Club. Il faut dire qu'il a bien préparé son coup s'étant affiché pendant ces deux dernières saisonaux côtés  de Gilbert Merven dans les paddock. A tel point que lorsque l'heure du choix est arrivée, le nom de Jeenarain Soobagrah était plus que légitime. A 65 ans, ce directeur de compagnie, affirme avoir du temps pour s'occuper de la gestion des affaires du MTC.
«Ces dernières années les choses marchaient bien au sein du MTC. Certes, il y a eu aussi beaucoup de développements importants, tel que l'augmentation conséquente des "stakemoney" pour les courses. Les "stakemoney" ont presque doublé sur ces deux dernières années. Il y a eu aussi les célébrations du bicentenaire du MTC qui se sont déroulées dans d'excellentes conditions. Mais à la fin de la saison dernière j'ai noté quelque remous au sein de la direction du MTC. D'autant qu'on a annoncé des pertes importantes (ndlr: Rs 28 millions seront les prévisions) sur le plan financier. J'ai pas tous les chiffres en main, mais il est une certitude que le bilan financier n'est pas reluisant. D'où la raison de ma démarche de venir devant les membres du club pour un poste de commissaire administratif », a expliqué  hier matin  Jeenarain Soobagrah .
Ce dernier, qui ne voulait pas répondre, au départ aux questions de Week-End, s'est finalement prêté au jeu des questions-réponses. Car une des raisons qui pousse Jeenarain Soobagrah à vouloir rejoindre l'équipe des Commissaires Administratifs c'est sa disponibilité. «Je suis presque  retraité et j'ai le temps pour donner un coup de main à l'équipe dirigeante», rappel-t-il.
Comment compte-t-il faire pour améliorer la situation au sein du MTC? «Il est très difficile de couper les dépenses du MTC, car les trois plus gros items sont les salaires, les stakemoney et le subsides accordés aux écuries. Je pense qu'il nous serait difficile de toucher à ces items. Il nous faut cependant aller vers d'autres sources de revenues et je crois qu'il y a un gros efforts à faire envers les sports. Notamment les grosses boîtes pour une association de longue durée, comme cela se fait sur d'autres hippodromes au monde», avance notre interlocuteur.
Celui qui ne cache pas sa proximité avec Gilbert Merven et qui a fait campagne avec Michel Halbwachs estime que ses chances d'être élu sont bien réelles. «Une élection reste une élection, puisque ce sont les membres du MTC qui votent. Michel (Halbwachs) et moi avons le soutien de Gilbert Merven et je pense que nous avons toutes nos chances», a estimé Jeenarain Soobagrah.