Admis à l’hôpital Victoria depuis lundi soir, un octogénaire a confié à son épouse avoir été malmené par un infirmier qui était de garde dans la nuit de mardi à hier matin. Cette dernière a logé une plainte au Police Post de Candos hier après-midi. Des sources policières indiquent que l’infirmier a été verbalisé et qu’une enquête a été ouverte.
Cet habitant de Candos âgé de 81 ans a été admis à l’hôpital Victoria, à Candos, lundi après-midi. La veille, son épouse, une quadragénaire ayant souhaité garder l’anonymat, et lui étaient allés déjeuner mais il éprouvait du mal à avaler sa nourriture. Lundi matin, son état de santé ne s’était pas amélioré. S’adressant au Mauricien, hier après-midi à l’hôpital Victoria, son épouse raconte : « Je l’ai conduit chez un médecin privé, qui m’a recommandé de l’emmener à l’hôpital de Candos car leur service y est correct. » Elle y a transporté son époux durant l’après-midi pour qu’il effectue des tests. « Après une série d’examens, les résultats n’étaient pas concluants. Les médecins ont préféré qu’il soit admis », raconte-t-elle. Mardi matin, elle lui a rendu visite. « Il ne pouvait toujours rien avaler, mais allait bien dans l’ensemble. Il insistait pour rentrer à la maison mais les médecins ne l’y ont pas autorisé ». Mardi après-midi, après les heures de visite, elle a essayé de lui remettre un téléphone portable pour pouvoir rester en contact avec lui mais le personnel de l’établissement le lui a déconseillé, évoquant le risque qu’il soit volé.
Hier matin, cependant, lorsqu’elle s’est à nouveau rendue à l’hôpital, elle a constaté une contusion à l’oeil gauche de son époux, qui de surcroît avait été ligoté au lit. Il portait également des traces, soutient-elle, de strangulation au cou. « Il semblait endormi. Il pouvait à peine parler et était très affaibli. Ils lui avaient fait une piqûre ». Selon ce que lui a d’abord dit un infirmier, son mari se serait blessé en heurtant le sommier du lit. Toutefois, lorsqu’elle l’a interrogé à propos de ce qui lui était arrivé, il lui a répondu : « Ils m’ont frappé. » Elle a aussitôt questionné d’autres patients, qui lui ont confirmé les faits, allègue-t-elle. Elle est alors allée s’enquérir de la situation auprès de l’infirmier responsable de cette agression, qui « n’a rien répondu ». « Il est allé au fond de la salle ». Elle est aussitôt allée dénoncer le mauvais traitement subi par son mari au poste de police de Candos, sous les recommandations d’autres patients.
Cela fait 12 ans que l’octogénaire est à Maurice et également douze ans que le couple se connaît. « Il a vécu en Angleterre pendant 40 ans, où il était manager d’une maison de repos. Je suis déçue qu’après tout le temps qu’il a passé à s’occuper de personnes âgées, il puisse subir un tel traitement ici, à cet âge », dit-elle.
Selon une source policière, à première vue, les blessures de la victime ressemblent effectivement à des traces de coup. Cependant, ce n’est qu’après une enquête approfondie que la police sera en mesure d’affirmer s’il y a bien eu agression physique. Pour l’heure, l’infirmier inculpé a été verbalisé. Sa version des faits n’a pas encore pu être obtenue. La quadragénaire, de son côté, a indiqué son intention de faire sortir son mari de l’hôpital et de le faire admettre dans une clinique.