Ne pas faire queue pour une transaction bancaire. C’est top net ! Dans sa grande mansuétude, Google me propose de mémoriser mon code, histoire de simplifier ma vie. J’ai failli dire Yes à sa proposition, mais donner le code d’accès bancaire à mémoriser par Google, Amazon et consorts me refroidit et éveille en moi un sentiment de méfiance.

Je n’aurais pas dû visionner ces vidéos sur YouTube. Il paraît que les infos nous concernant sont compilées et livrées en pâture aux plus offrants, à des fins publicitaires, donc mercantiles. Le moindre like ou photo postée serait répertorié et stocké. Ces renseignements menacent notre liberté ? Facebook vous géolocalise, connaît vos moindres déplacements. Et vos penchants !

Des libres penseurs se demandent si nous ne serions pas sur écoute, si notre courriel n’est pas visé à notre insu. Comme si nous étions de potentiels suspects ou d’éventuels terroristes en herbe, dès que nous nous rebellons un tantinet contre le système ou que nous vaquons comme des moutons de Panurge.

Le but du “filet d’araignée mondial” serait d’inciter l’internaute à consommer. Les réseaux “sociaux-commerciaux” connaissent vos goûts et vos dégoûts; vous bombardent de publicités dédiées, susceptibles de vous tenter. C’est assez inquiétant. Jusqu’où lesdits “médias sociaux” s’immisceront-ils dans nos vies ?

C’est un truc à finir parano, mais j’aimerais bien savoir qui nous espionne (si tant est qu’on nous espionne) et pourquoi ? Quelle garantie avons-nous que nos chats sur Messenger ne sont pas enregistrés, analysés, archivés ou vendus à des fins commerciales ?

Certains évoquent des courtiers du data. Tout cela dépasse mon entendement. Facebook est au courant si nous sommes joyeux, malades, tristes ou si le petit chat est mort ce matin. Ce serait donc aussi vicieux que ça ? Nous sommes en droit de nous poser la question, et de savoir jusqu’où ces intrusions iront.

Se connecter à FB est aujourd’hui un réflexe. Sommes-nous réellement des “usagers” ou des “utilisés”, soumis de notre propre gré ? Lesdits “réseaux sociaux” sont addictifs comme l’opium du peuple et risquent de devenir essentiels à notre existence. Nager à contre-courant me paraît impossible. Ne devrions-nous pas au moins en être conscients ? Savoir qui tire les ficelles du monde virtuel ?

Notre trait de caractère, notre religion, notre orientation sexuelle et plein d’autres informations que nous postons, à propos de nous-mêmes et de nos friends, en disent bien long sur nous-mêmes, notre état d’âme et d’esprit. Achetez un livre sur Amazon et, à votre prochaine visite, on vous propose des livres que vous pourriez aimer.

Où est le mal, me direz-vous ? Des infos sur ma personne et sur mes goûts sont utilisées à mon insu et dans le but de m’inciter à consommer. Sans que j’aie donné “sciemment” mon consentement pour ce genre de “recensement”. C’est, il me semble, un début d’intrusion dans ma vie privée. Et je ne vous parle pas des applications gratuites qui demandent à avoir accès à votre répertoire téléphonique et tout le tintouin !

Il n’est pas interdit de penser que nous pourrions être sur écoute si cela plaisait à des individus ou firmes de nous “étudier” à des fins mercantiles. Nous sommes effectivement allés bien loin en supputations, mais est-ce si insensé que cela, Big Brother ?

Faut-il crier au “complot”, comme aiment à le faire certains politiciens ? Je ne sais pas. Le Landerneau politique mauricien semble connaître un certain remue-manège en vue des prochaines urnes. Bien valeureux sont ceux qui consentiront à s’aventurer seuls contre vents et marées communautaristes. Qu’on le veuille ou non, Moris enn pei kominal.

Entre-temps, des jeunes tombent comme des mouches après avoir fumé du synthé. Des voix en faveur du cannabis s’élèvent. Il n’est pas sûr que cela résoudra le problème de consommation des drogues. J’ai cru entendre à la radio : “Seki kontan so zegwi ek so sering pou kontign pike mem.” Quid des jeunes dits clean, qui achèteront du synthé au sortir du collège ?