L’arrestation et l’inculpation de l’ancien ministre de l’Environnement, Raj Dayal, dans le cadre de l’opération HELICAC, se sont déroulées dans des conditions rocambolesques à la mi-journée. Dans un premier temps, sur le coup de 13 heures, à la fin de son interrogatoire, il a quitté les locaux de l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) en homme libre. Interrogé par la presse, il a déclaré « mo fine convoqué par l’ICAC. Mon pleinement collabore avec bande enquêteurs. Mo fine répone à tous zotte bane kestyon et mone koz  la vérité. Mo laisse La zistis swiv so kur. »
Presque au même moment, des consultations étaient en cours entre la direction générale de l’ICAC et le bureau du commissaire de police aux Casernes centrales en vue de décider de la marche à suivre dans cette enquête sous le Prevention of Corruption Act. Au moment où la décision pour l’arrestation et l’inculpation était tombée, Raj Dayal avait déjà quitté l’enceinte de l’ICAC pour rentrer chez lui.
Toutefois, à la vue du mandat d’arrêt, les conseils légaux de l’ancien ministre devaient lui sommer de retourner au Réduit Triangle où il fut accueilli par des policiers affectés à l’ICAC au lieu des membres du personnel de l’ICAC vu qu’il était en état d’arrestation. Raj Dayal a quitté Réduit peu après 14 heures pour se rendre au tribunal de Port-Louis pour son inculpation sous la section 4 du Prevention of Corruption Act, soit « Bribery by Public Official » Son conseil légal a logé une motion pour rayer la charge pour « abuse of process ».