INDICE DE FACILITÉ DE FAIRE DES AFFAIRES : Pravind Jugnauth veut améliorer davantage le rang de Maurice

Tout en se disant « satisfait » que Maurice a amélioré son rang cette année dans l’Indice de facilité de faire des affaires (Doing Business Index, DBI) de la Banque mondiale, passant du 49e rang au 25e rang, le Premier ministre, Pravind Jugnauth, ambitionne néanmoins d’« améliorer davantage » le score du pays. C’est ce qu’il a annoncé ce matin à l’ouverture officielle du Salon des PME, au complexe commercial Kendra, St-Pierre, organisé par la SMEDA.

« Nous sommes certes fiers que Maurice ait amélioré son rang, gagnant 24 places. Dan listwar nou pei, zame enn minis de Finans finn reisi amelior nou skor par 24 plas. Nou premie an Afrik divan l’Afrique du Sud ki au 82 rang. Mo l’objektif maintenan se amelior ankor nou rang », a lancé le Premier ministre, Pravind Jugnauth. Il intervenait hier matin au centre commercial Kendra, St-Pierre, à l’ouverture officielle d’un Salon des PME, organisée par la Small and Medium Enterprises Development Authority (SMEDA). « Améliorer davantage notre rang dans l’Indice de facilité de faire des affaires c’est offrir davantage de facilités aux entrepreneurs et avoir des résultats », dit-il.

Dans ce contexte, a poursuivi le Premier ministre, « l’apport de la technologie sera déterminant ». « L’innovation pou amenn plus d’efikasite aux prodwui, pou amenn valer azoute o prodwui e pou permet d’ouvrir de nouvo marche ».

Pravind Jugnauth est auparavant longuement revenu sur les diverses incitations octroyées par le gouvernement aux entrepreneurs pour promouvoir les PME.

Le ministre des Affaires, des Entreprises et des Coopératives, Soomilduth Bholah, a pour sa part évoqué les « quatre obstacles » auxquels ont à faire face les entrepreneurs : le manque de financement, la limitation du marché, le manque d’employés qualifiés et le problème d’accès à la technologie. « Malheureusement, il y a trop de PME qui adoptent des moyens de production traditionnels », a-t-il déploré.

Dans le cadre de la conversion de la SMEDA en SME Mauritius, le ministre a tenu à rassurer les employés que leur emploi sera sauvegardé. « Personn na pa pou perdi so plas. Okenn anploye na pa pou viktim sa tranzision-la : enn bonn parti pou absorbe par SME Mauritius, ek lezot zot pou deploye dan le zot departman gouvernman », a-t-il précisé.

Quant aux entrepreneurs, a poursuivi Soomilduth Bholah, ils confinueront à bénéficier du soutien du gouvernement. « Zot pou kontigne gagn koudmin gouvernman ek mo minister pou kontigne ett a lekout zot doleans », a-t-il promis.

Le président de la SMEDA, Parama Valaydon, s’est lui félicité de l’engagement du gouvernement envers la promotion des PME. « Monsieur le Premier ministre, votre présence ici aujourd’hui en atteste », a-t-il lancé à Pravind Jugnauth. Il a ajouté que c’est la toute première fois dans l’histoire du pays « qu’un gouvernement adopte une stratégie claire et dynamique pour la promotion des PME ». « Une PME crée de l’emploi, génère des revenus et allège la misère », a-t-il expliqué.

Parama Valaydon a plaidé pour que les PME se montrent innovantes et adoptent les nouvelles technologies. « Les économies deviennent de plus en plus digitales et Maurice n’est pas une exception. La SMEDA a commencé à aider les PME à réussir cette transition ».

Durant ce Salon, qui reste ouvert jusqu’au dimanche 12 novembre, une centaine de PME exposent et vendent leurs produits à prix d’usine. Parmi ceux-ci, de l’habillement, des chaussures, des meubles, des décorations pour la maison, des plantes et des fleurs ainsi que de la technologie pour les PME. L’entrée est gratuite.


 

L’IFA

 

L’IFA – l’indice de facilité de faire des affaires (Doing Business Index, DBI) – a été créé par la Banque mondiale en 2003. Son objectif principal est d’évaluer l’impact réel des politiques des pouvoirs publics sur la conduite des affaires dans quelque 190 pays, qu’ils soient en voie de développement, émergents ou développés.

Pour n’importe quel pays, un classement élevé, en compagnie d’autres pays où il est aisé de faire des affaires, signifie que son environnement réglementaire est business friendly, favorable aux activités économiques et commerciales. La Banque mondiale procède d’un postulat simple : des conditions trop contraignantes découragent la création d’entreprises et, en conséquence, la production de valeur, la génération de richesses et la création d’emploi, à terme, la croissance.