Ivor Tan Yan, activiste social et syndical du Mouvement Premier Mai porte de multiples casquettes : négociateur de la Federation of Progressive Unions (FPU), secrétaire de l’Observatoire de la Démocratie, Head de Young Professional YAC (Youth Against Corruption) et porte-parole du Kolektif Say No to Petroleum Hub. Dans l’entretien qu’il a accordé au Mauricien, il livre son appréciation sur une multitude de problèmes de société, allant du syndicalisme à la défense de l’environnement, en passant par la démocratie, la corruption et la nécessité d’amender les deux lois du travail que sont l’Employment Rights Act et l’Employment Relations Act. Il déplore que le ministère du Travail ne dispose pas d’« enforcement power » — c’est-à-dire, le pouvoir de faire appliquer la loi— pour imposer aux « patrons-voyous » le respect des droits des travailleurs, comme en Chine.