On en est à la troisième semaine d’enquête de l’Independent Commission Against Corruption (ICAC) dans le cadre de l’opération Goldfinger, ayant pour toile de fond l’Euro Loan de 1,1 million d’euros accordé par la State Bank of Mauritius à l’ancien ministre des Finances, Vishnu Lutchmeenaraidoo. Jusqu’ici, la priorité au QG de la Commission Anti-Corruption du Réduit Triangle est d’établir un Foolproof Case dans la mesure du possible avant d’enclencher l’étape des auditions cruciales des protagonistes dans cette affaire, en l’occurrence le bénéficiaire de ce prêt de Rs 45 millions au taux d’intérêt fixe de 1,5% par an, Vishnu Lutchmeenaraidoo, et du Special Adviser au ministère des Finances et siégeant en tant qu’Independent Non-Executive Director sur le board de la State Bank of Mauritius, Vivekanand Lochun. Sur le plan politique, avec le conseil des ministres du jour, le cas du ministre des Affaires étrangères, qui n’a pas encore repris son poste depuis trois semaines consécutives, et un congé de maladie d’un mois, devait être évoqué de nouveau vu que depuis la déclaration au Labourdonnais du Premier ministre, sir Anerood Jugnauth, la tension politique est montée d’un cran avec un va-et-vient dans une tentative de « limiter les dégâts ».
Depuis le démarrage de l’opération Goldfinger au lendemain de la fête nationale et la visite du Chief Guest, le président malgache, que le ministre des Finances avait boudées, les limiers de l’ICAC se sont attelés à la tâche de dresser une chronologie des événements, de récupérer de la Documentary Evidence auprès de la State Bank of Mauritius dans le respect des dispositions de la Banking Act et du secret bancaire. En cette fin de semaine, l’ICAC est arrivée au stade du Wrapping Up avec notamment l’audition des banquiers et membres du Credit Committee en guise de complément aux documents et fichiers obtenus.