Dans son message de Noël 2017, l’évêque de Port-Louis, le cardinal Maurice Piat loue celles et ceux qui, se nourrissant de l’espérance donnée au Jour de la Nativité, ne baissent pas les bras et s’engagent généreusement, notamment au sein d’ONG au service, entre autres, de toxicomanes, de prisonniers, de femmes battues ou d’enfants de rues.

Dans son message de Noël 2017, le cardinal Piat rappelle l’actualité récente de flots de migrants fuyant leurs pays, victimes de la rapacité de passeurs et autres marchands d’esclaves modernes.

Le prélat évoque, parallèlement, l’impuissance des pays nantis dans leur vaine recherche de moyens en vue d’endiguer l’arrivée de ces flots migratoires en raison de leur crainte pour leur sécurité et leur mode de vie.

Plus loin dans son message, l’évêque de Port-Louis ne manque pas de souligner qu’en la nuit de Noël dans cette ville de Bethléem en Palestine, c’est un couple de migrants isolés qui a donné naissance à un enfant qui s’est révélé être le Fils de Dieu sur terre.

Là, à Bethléem, en cette « maison du pain », selon ce que signifie ce nom en hébreu, c’est dans une mangeoire, seul berceau disponible, que le couple de migrants – entendez Marie et Joseph ont déposé le nouveau-né. Le cardinal Piat y voit là la suggestion que la présence du Fils de Dieu aux côtés des hommes est pour nous « une nourriture qui donne une force, un courage pour affronter nos responsabilités, une joie qui nous remet debout et nous relance sur la route de la solidarité ».

Le prélat dénonce aussi un certain « capitalisme ultralibéral » qui attire et fascine les plus démunis, mais qui constitue un danger pour l’équilibre écologique de la planète et l’avenir même de populations entières : « Nous avons le sentiment que ceux qui résistent et proposent des alternatives de solidarité et de protection de l’environnement sont considérés comme de doux rêveurs ou des utopistes parce qu’ils refusent l’injustice et la fatalité d’un avenir privé d’espoir. »

Pour l’évêque de Port-Louis, la Nuit de Noël vient, cependant, donner raison à « ces femmes et à ces hommes de bonne volonté ». « C’est à travers eux que, dit-il, Noël vient offrir un rayon de paix, une lueur d’espoir au cœur des plus démunis et des plus négligés parmi nos frères humains ».

Evoquant encore celui dont « la présence, l’amitié et la miséricorde sont ( ) la nourriture qui nous donne vie et nous empêche de sombrer dans le désespoir », le cardinal Piat loue celles et ceux qui, refusant de baisser les bras, « se nourrissent de l’espérance qui nous est donnée à Noël et continuent de s’engager généreusement seul ou avec d’autres », notamment dans des ONG.

« Leur générosité et leur détermination illuminent nos ténèbres et sont des signes vivants de la fraternité humaine que nous attendons pour combler notre soif de bonheur », estime le prélat. Pour lui, l’engagement de ceux-là, entre autres, au cœur de la détresse des toxicomanes et de leurs parents, de la solitude des prisonniers ou des femmes battues, ou encore au milieu des enfants de rues sont, à Noël « de vraies lumières » et non de simples « feux de paille de l’excitation d’un soir ».