Le commerce électronique, la nouvelle tendance dans le monde, prend de l’ampleur à Maurice également, souligne le Chief Executive Officer de la Mauritius Post, Giandev Moteea. « Cela parce que les gens ont toujours fait confiance à la Poste pour le transport et la livraison de leurs articles », dit-il. D’un million unités en 2014, le nombre de colis que les services de Mauritius Post ont traité est passé à environ 1,4 million en 2015.
« Les transactions, commandes et paiements se font en ligne mais c’est à la Poste que revient la tâche de transporter et de livrer les colis. Grâce à sa croissance, le commerce électronique offre un nouveau départ pour la Poste après la baisse conséquente du nombre de lettres », lance le CEO de Mauritius Post. Les chiffres, dit-il, prouvent que les Mauriciens écrivent moins mais commandent plus en ligne, « principalement de l’étranger — des chaussures, des vêtements, des appareils, des accessoires informatiques qui leur sont livrés tranquillement chez eux ». La plupart des articles commandés en ligne sont exemptés de droits de douane. En outre, la Mauritius Post a négocié et obtenu du département des douanes que le montant de l’exemption des droits de douane sur les articles importés passe de Rs 1 000 à Rs 2 000. « Donc, une personne peut commander des articles de l’étranger à hauteur de Rs 2 000 sans avoir à payer de droits de douane ».
Différents services gouvernementaux, dont les douanes, la police, l’agriculture, la santé et la pharmacie, collaborent avec la Mauritius Post pour le bon fonctionnement du commerce électronique. De plus, les clients ne sont pas obligés de récupérer leurs colis personnellement. Ils peuvent déléguer d’autres personnes pour le faire, ou instruire la Poste à ouvrir le colis en présence des officiers des Douanes, avant de les acheminer par voie postale au bureau de poste le plus proche de chez eux.
Au vu de la bonne croissance enregistrée l’année dernière, la Mauritius Post agrandit actuellement sa capacité de warehousing et augmenter aussi ses ressources humaines pour ce qui est du commerce électronique. « Outre la période des fêtes, nous avons aussi des mois de pointe comme c’est le cas en décembre durant lesquels la hausse avoisine 50 à 60 %. Nous travaillons alors le week-end afin de pouvoir livrer les colis à temps. Jours fériés ou pas, beaucoup de gens attendent que leurs colis soient livrés le plus tôt possible ».
Sur le plan local, la Mauritius Post travaille avec un certain nombre de PME dont certaines font de l’exportation. « Nous invitons d’autres PME à entrer dans ce domaine. Elles peuvent avoir un site web soutenu par un stock de produits, prendre des commandes et livrer les clients », dit-il, avant d’estimer que le marché local est encore petit en ce qu’il s’agit du commerce électronique. Le CEO de la Mauritius Post invite les magasins et autres entreprises qui s’intéressent au commerce électronique à contacter ses services. « Nous avons une flotte de véhicules qui couvrent le pays deux fois par jour. We cut across all products », dit-il.