Alors que l’appel du jugement de la Cour suprême concernant l’affaire MedPoint sera entendu le 15 janvier par le Judicial Committee du Privy Council devant un “bench” composé de Lord Kerr, Lord Carnwath, Lord Lloyd-Jones, Lord Kitchin, Lord Sales, la volte-face de l’ICAC dans cette affaire continue à susciter de vives réactions dans les milieux politiques à Maurice.

Ainsi, le leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval considère que Maurice « est entrée de plain-pied dans une République bananière ». De son côté, Alan Ganoo, président du MP, considère que « l’indépendance de l’ICAC est sérieusement écornée ».

Pour le leader de l’opposition, la volte-face de l’ICAC est une confirmation que « nous sommes entrés de plain-pied dans une République bananière ».

Il ajoute : « Aucune institution ne fonctionne en toute indépendance à l’exception du judiciaire et du DPP. Elles sont toutes désormais au service du pouvoir. Un grand danger guette notre pays. En changeant de fusil d’épaule, l’ICAC est devenue un pourfendeur de la justice. Tout cela vient nous donner raison d’avoir quitté le gouvernement en 2016 afin d’empêcher que le DPP soit soumis à l’autorité de trois nominés politiques. Cela aurait marqué la fin de notre État de droit. La population commence à comprendre la justesse de notre décision aujourd’hui. Si le PMSD était resté dans le gouvernement, non seulement l’État de Droit, mais l’affaire MedPoint aussi aurait disparu depuis longtemps. »