Sur la base de ce qu’il avait démontré à l’heure des galops, nous avions fait d’Everest la première chance de cette première épreuve phare de la saison 2016. Si le gris de Gilbert Rousset fit sentir sa présence, il ne put rivaliser avec Casey’s War qui se montra le plus percutant au finish. Le vaillant coursier de Ricky Maingard en profita pour signer sa 13e victoire au Champ de Mars. À cette victoire du hongre bai de 8 ans sont venues s’ajouter celles de Kings Advisor et de Tube Wave pour faire de l’entraînement Maingard le premier leader de la saison. Même si le classement après une première journée relève de l’anecdote, on retiendra la deuxième place de l’entraînement Narang qui comme Maingard, a mis à son actif un beau triplé, la première de sa jeune carrière hippique grâce à Cash Lord, Blizzard Of Ozz et Captain Matthew tous piloté par Kevin Ghunowa qui, pour sa part, se voit donc propulsé en tête du classement des jockeys. Très suivi lors de cette première réunion, l’entraînement Rousset n’a eu que des accessits à se mettre sous la dent, soit sept au total, ses protégés trouvant à chaque fois plus fort qu’eux. Mais ce n’est que partie remise annonce-t-on du côté de l’établissement quatre fois champion.
Avec quatre chevaux se retrouvant à moins d’une longueur, on a eu droit à une arrivée à couper le souffle dans The Noble Salute Cup. Auteur d’une carrière sensationnelle depuis qu’il est en compétition à Maurice, Casey’s War ne finit plus d’émerveiller son entourage. A bientôt 9 ans, il est à une victoire d’égaler le palmarès de Diamond Light qui avec 14 victoires, est le coursier le plus prolifique actuellement en activité au Champ de Mars.
Casey’s War et Everest se montrèrent les plus entreprenants à l’ouverture des boîtes mais ce fut Albert Mooney, sous les sollicitations de Mark Neisius, qui s’empara du commandement au passage du but pour la première fois. Il précéda Everest qui ne pouvait rêver de meilleur dos alors que Rye Joorawon plaça sagement Casey’s War en troisième position sur les barres. Reim, qui prit un départ quelconque, se retrouva le nez au vent à l’extérieur du gris tandis que les outsiders Abington et Liquid Motion fermaient le cortège.
Albert Mooney imprima un train régulier à l’épreuve, durcisant quelque peu le rythme au bas de la descente. Everest et Reim restèrent au contact avec pour résultat que le champ fut coupé en deux avec Casey’s War emmenant le deuxième peloton. Vieux briscard qu’il est, Joorawon ne paniqua point. Il sollicita quelque peu sa monture, histoire de le réveiller. Le fils de Casey’s Tibbs répondit admirablement à ses sollicitations et se mit à la poursuite du groupe de tête. Nous sommes alors à environ 450m de l’arrivée.
Albert Mooney entama la dernière ligne droite en tête mais se retrouva vite sous la double menace de Reim en pleine piste et d’Everest à l’intérieur. Ses trois compétiteurs tinrent le public en haleine dans la première partie de l’ultime ligne droite avant que Casey’s War ne vint se mettre de la partie. Sous l’impulsion de Rye Joorawon, l’élève de Ricky Maingard sortit le meilleur coup de rein pour mettre tout le monde d’accord pratiquement au poteau. On trouva qu’Everest pris du temps à enclencher. C’est peut-être dû au fait qu’il est plus un miler qu’un sprinter et dans ce registre, Casey’s War lui est supérieur. Excellente prestation de Reim qui, en dépit d’un parcours loin d’être aisé, trouva moyen de finir pratiquement sur la même ligne que la monture de David. Quant à Albert Mooney, même s’il n’a pu poursuivre son effort jusqu’au bout, il n’a pas à rougir de sa quatrième place compte tenu qu’il rendait du poids à tous ses adversaires. Casey’s War boucla les 1400m en 1.24.45 .