« Une procédure qui n’a pas sa raison d’être », souligne son avocat, Me Gavin Glover, SC, du fait qu’il est désormais classé comme « prohibited immigrant » après les amendements à l’Immigration Act

L’ex-commandant de bord d’Air Mauritius Patrick Hofman avait obtenu l’autorisation pour une révision judiciaire de la décision de résilier son permis de résidence et de l’expulser du pays. Toutefois, lors de l’appel de l’affaire hier devant les juges Nirmala Devat et David Chan Kan Cheong, Me Gavin Glover, SC, a fait part de sa décision de retirer cette motion en cour, du fait que son client est désormais classé comme “prohibited immigrant” selon l’Immigration Act présentée et votée le 16 avril dernier. Me Glover dit toutefois « préserver son droit de prendre des actions légales en temps venu contre cette décision du Premier ministre ».

Cette demande de révision judiciaire avait été rendue nécessaire devant le silence d’Air Mauritius pour la réintégration du commandant Hofman et la menace d’une expulsion du pays en provenance du bureau du Premier ministre. Cependant, après les récents événements intervenus dans ce dossier, cette demande de révision judiciaire ne peut plus être entretenue. Patrick Hofman est désormais interdit de fouler le sol mauricien, sauf sur autorisation spéciale du PIO.

Me Prameeta Chitoo, Assistant solicitor General, est venue confirmer la position du PIO et du gouvernement en cour. Me Glover a par la suite avancé qu’une nouvelle action légale « serait envisagée » contre les amendements à l’Immigration Act « en temps et lieu ».

Patrick Hofman avait été mis à pied par Air Mauritius suivant l’annulation forcée des vols du 6 octobre 2017. Lors de ces incidents à l’aéroport SSR, où plusieurs pilotes s’étaient déclarés souffrants, avec pour conséquence quatre annulations de vols, le Board of Investment avait retiré le permis de résidence, et le Passport and Immigration Office ainsi que le Bureau du Premier ministre avaient enclenché les procédures pour l’expulser. Patrick Hofman avait alors logé, en décembre 2017, cette demande de révision judiciaire contre la résiliation de son permis de résidence, après que l’ordre intérimaire, obtenu en cour contre son expulsion, a expiré.