Non, ce n’est pas dans les sondages. Et ce n’est pas non plus au baromètre de la popularité, mais il est pourtant premier. Qui est-il ? Il est le Premier ministre qui fait seul la course en tête de ceux qui ne déposent pas leurs réponses, soit celles qui n’ont pas été répondues de manière orale ou qui visaient spécifiquement une forme écrite. Pravind Jugnauth a en effet un beau record : 58 questions écrites non-déposées depuis la reprise des travaux parlementaires cette année, le 28 mars. Il est curieusement suivi par un ministre qui caracole en tête d’évaluation ailleurs, celui de la Santé, Anwar Husnoo, qui collectionne lui 18 questions touchant le ministère de la Santé qui n’ont pas obtenu de réponse. Et dans l’ordre des très mauvais élèves qui se fichent de l’Assemblée nationale et des parlementaires, ce ne sera certainement pas une surprise de découvrir que c’est Showkutally Soodhun qui est à la troisième place avec 7 questions restées dans les oubliettes, suivi du non moins controversé Sudhir Sesungkur avec 6 interpellations qui attendent toujours réponses et Ivan Collendavelloo qui, lui aussi, a à son compte le chiffre 6. Pour compléter le peloton, Nando Boda (5), Leela Devi Dookun-Luchoomun (4) et 3 chacun pour les ministres Pradeep Roopun, Alain Wong et Ravi Yerrigadoo. Ceux qui accusaient un retard comme Yogida Sawmynaden avec 8 questions restées sans suivi a fait le nécessaire pour que les réponses soient déposées,  de même que le ministre Mentor SAJ et les ministres Mahen Jhugroo et Eddy Boissézon. Lorsqu’on fait le compte, cela donne un chiffre effarant de 120 questions de députés qui sont restées sans réponse. C’est ce que le ministre Étienne Sinatambou appelle un exemple de démocratie.