Lors d’un point de presse samedi, le porte-parole du gouvernement et ministre de la Sécurité sociale Etienne Sinatambou a parlé « d’un moment grave qui doit être dénoncé », soutenant ainsi que « nou trouv nou dan lobligasion reklam demision Paul Bérenger ».
Le porte-parole du gouvernement trouve choquant que le leader du MMM, Paul Bérenger, « ne pose aucune question, ni de question supplémentaire à l’Assemblée nationale depuis le 23 janvier », observant que c’est « uniquement lors des débats budgétaires qu’il a réagi, autrement c’est le calme plat ». Etienne Sinatambou évoque « l’inaction de Bérenger alors qu’il est payé des fonds publics pour intervenir ». Il relève « une passivité totale », décrivant que « li pe repran so bann move labitid ».
Pour Etienne Sinatambou, « Paul Bérenger n’a rien fait au parlement à part émettre des insultes. Soit vous faites votre travail comme un parlementaire, soit vous démissionnez ». Il reproche de plus au leader du MMM d’avoir qualifié la Speaker d’imbécile, et ce à cinq reprises. « Il doit demander des excuses, son comportement est celui d’un voyou », avance Etienne Sinatambou. Ce dernier ajoute que l’ex-leader de l’opposition avait aussi formulé des remarques déplacées à l’encontre du Deputy Speaker, Sanjeev Teeluckdharry, concernant son style vestimentaire. « Au sein du gouvernement, on souhaite qu’il se reprenne ou qu’il démissionne ».
La conférence de presse de samedi a également été l’occasion pour le porte-parole du gouvernement de commenter le walk-out de l’opposition à l’Assemblée nationale vendredi. « Se enn vre linfo ki nou finn gagne : zot walk-out ti premedite », soutient Etienne Sinatambou. « L’opposition est envieuse du résultat obtenu par SAJ aux Nations unies. La victoire a beaucoup de pères, mais la défaite est orpheline. Le leader du PTr avait dit que le dossier Chagos était de l’amateurisme. “Nou pe aste petar la Chine, me nou pe rod lager ar amerikin”, avait-il dit. Dis vot zot finn dir nou pa pu gagne, alor ki selman 15 finn vot kont nou. Nous avons affaire à des gens de mauvaise foi », estime Etienne Sinatambou.