La ministre de l’Égalité des Genres, Aurore Perraud, a signé mardi la Charte sociale du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA), qui est destinée à renforcer le développement social et culturel dans les États membres, tout en adoptant une approche basée sur les droits humains où les femmes auront le droit de participer à toutes les sphères de la vie. Maurice est le premier État membre du COMESA à signer cette charte qui pose les jalons des bonnes pratiques pour l’implémentation de politiques sociales, culturelles et économiques.
Aurore Perraud a observé, à cette occasion, que l’objectif de la Charte est d’accélérer la croissance économique, le progrès social et le développement culturel dans la région, de renforcer les politiques qui améliorent et assurent la participation des femmes en tant que partenaires égaux des hommes dans toutes les sphères de la vie politique, économique, sociale et culturelle.
La Charte sociale du COMESA se veut un document fondamental qui jette les bases pour une meilleure coopération dans les domaines sociaux et culturels et pour faciliter l’avènement de la justice sociale.
L’élaboration de la Charte repose sur 11 piliers stratégiques : l’emploi et les conditions de travail, les lois du travail, la protection sociale, le développement des ressources humaines et l’autonomisation des jeunes, le bien-être de l’enfant, la liberté de se rassembler et d’association, le développement communautaire, l’éducation, la formation et le développement des compétences, la santé et les soins médicaux, le développement durable et la protection de l’environnement et l’élimination des pratiques sociales et culturelles nocives.
Cette Charte prend en ligne de compte les besoins et les droits de tous les citoyens – des enfants aux personnes âgées, des femmes aux jeunes, des personnes autrement capables jusqu’aux personnes les plus vulnérables. Elle a été adoptée en février 2014 à la 32e réunion du Conseil des ministres du COMESA tenue à Kinshasa, en République Démocratique du Congo.
Pour sa part, la directrice des Affaires sociales et des genres du COMESA, Beatrice Hamusonde, a observé que les États membres de l’organisation ne peuvent réussir l’intégration régionale sans l’observation complète des droits humains par tous les États membres à travers l’implémentation des droits sociaux et des politiques inclusives au niveau national.
« Les humains doivent avoir le droit de jouir de conditions décentes de vie dans l’environnement où ils vivent », a-t-elle déclaré.
Tous les États membres du COMESA, le Burundi, les Comores, la République Démocratique du Congo, le Djibouti, l’Égypte, l’Érythrée, l’Éthiopie, le Kenya, la Libye, Madagascar, Malawi, Maurice, le Rwanda, les Seychelles, le Soudan, le Swaziland, l’Ouganda, la Zambie et le Zimbabwe, doivent signer et ratifier cette Charte avant qu’elle n’entre en vigueur.