La Street Vendors Association (SVA) se sent menée en bateau. Son président, Hyder Raman, rappelle que cela fait dix-huit mois que les marchands ambulants ont été délocalisés à la place Immigration et à la rue Decaen, alors que cette solution était « temporaire ». Il regrette qu’il n’y ait aucune indication concernant la construction du Victoria Urban Terminal, où ils devaient être relogés. Il critique également le refus du ministre Nando Bodha de lui accorder un rendez-vous à ce sujet. La SVA accorde 15 jours au gouvernement pour réagir.
D’emblée, Hyder Raman souligne que depuis l’année dernière, plusieurs consultations ont eu lieu avec la municipalité et les représentants du ministère des Infrastructures publiques, responsable de la mise en oeuvre du Victoria Urban Terminal. « Nous avons discuté avec un architecte de renom et soumis nos propositions. Un dossier a par la suite été remis à Nando Bodha, mais par la suite, nous n’avons rien entendu. Nous ne savons pas qui sont ceux qui constituent le consortium pour la gestion du terminal, et quand les travaux vont commencer. Le gouvernement n’a plus que deux ans de mandat. Quand va-t-il amorcer le projet?? »
Entre-temps, déplore Hyder Raman, les marchands ambulants travaillent dans des conditions particulièrement difficiles. « Environ 200 d’entre nous ont quitté temporairement le métier car ils n’arrivent plus à joindre les deux bouts. La situation est catastrophique et précaire, mais le gouvernement ne semble pas se soucier des problèmes des marchands ambulants. On nous avait promis le ciel et la terre, or maintenant, on fait la sourde oreille. »
Le président de la SVA dit avoir sollicité une rencontre avec le ministre des Infrastructures publiques, Nando Bodha, sans succès. « On a fait de la question des marchands ambulants une affaire politique. A la veille des élections on vient promettre des choses, et puis on oublie. Je dénonce l’hypocrisie d’une haute personnalité politique qui nous mène en bateau. »
Hyder Raman accorde ainsi 15 jours au gouvernement pour réagir. Faute de quoi, dit-il, les marchands ambulants seront contraints de prendre une décision pour leur avenir. « Nous contribuons également à l’économie, nous avons droit à notre part de gâteau que Pravind Jugnauth a promis de partager équitablement. »