Plus de 7 tonnes de pommes de terre ont été récoltées dans les prisons en août dernier. Ces légumes seront utilisés pour la préparation des repas des prisonniers. Les activités agricoles sont fortement encouragées dans le milieu carcéral.

D’ailleurs, nous apprenons que 12 officiers de la prison viennent de compléter un cours de formation au Food and Agricultural Research & Extension Institute (FAREI) sur la culture bio, qui a récemment été introduite à la prison de Richelieu. Les officiers formeront à leur tour les prisonniers de la prison pour que ceux-ci se lancent dans cette activité. La culture de pommes de terre se fait dans quatre prisons à Maurice, à savoir à la Prison de Petit-Verger, à Pointeaux- Sables, la Prison centrale à Beau-Bassin, à la Women Prison et à l’Open Prison de Richelieu.

C’est au mois de juillet que la récolte des pommes de terre a commencé dans les prisons, à l’exception de l’Open Prison de Richelieu où les pommes de terre ne sont pas prêtes à être récoltées. Josian Babet, du Prison Press Office, soutient que 4 tonnes de pommes de terre ont été récoltées de la prison centrale à Beau-Bassin, 2,5 tonnes de la prison de Petit-Verger et 25 kg de la Women Prison. « Nous avons actuellement 2 554 prisonniers. La culture de légumes, notamment de la pomme de terre, dans les prisons, nous permet de réduire les dépenses. Ceci dit, tous les légumes récoltés dans les prisons sont utilisés pour préparer les repas des prisonniers », soutient Josian Babet.

Et d’ajouter que l’élevage de bovins et de poules fait également partie des activités de la prison. « Tout ce que nous produisons à la prison est utilisé pour la survie des prisonniers. De plus, certains des produits, comme les oeufs, sont vendus aux personnels de la prison également », explique notre interlocuteur.