• Confronté aux dires de certains témoins, dont le Special Administrator, sur son implication dans la vente, Roshi Badhain répond : « This is complete bullshit »

Roshi Badhain, ex-ministre des Services financiers et de la Bonne gouvernance, a été entendu une nouvelle fois devant la commission d’enquête sur la vente des actions dans Britam. L’ex-juge Bushan Domah voulait connaître le rôle qu’il aurait joué dans la vente des actifs et les capacités de son ministère d’alors. Roshi Badhain a été catégorique : « Je n’ai jamais été consulté dans la vente des actifs, uniquement informé. Le Special Administrator a fait son travail en allant négocier avec les Kenyans pour une somme de Rs 2,4 milliards. Il n’a jamais été question de mon approbation pour le transfert des avoirs. »

Roshi Badhain ne s’est pas montré tendre envers le Special Administrator Yacoob Ramtoola, de plus en étant confronté aux propos de ce dernier lors de ses auditions devant la commission d’enquête sur la vente des actifs de Britam Kenya. « Je n’ai jamais été mis au courant que Vidianand Lutchmeparsad (ex-Permanent Secretary au ministère des Finances, Ndlr) était allé négocier pour la vente des actifs. Ce que je sais, c’est que la FSC avait donné un mandat au Special Administrator pour négocier et un Memorandum of Understanding avait été signé sans quelconque consultation avec moi. Je ne comprends toujours pas pourquoi le Special Administrator est allé à la NPFL pour transférer les “shares”. » Il ne manque pas de dire qu’il « n’y a jamais eu une offre de Rs 4,3 milliards, tout le monde l’aurait su sinon ».

Roshi Badhain persiste sur le fait qu’il n’a jamais été consulté concernant les actifs de Britam, comme l’avait indiqué Yacoob Ramtoola. « Il faut que tout le monde prenne ses responsabilités. Don’t come and say consulting, liaising with me and all of that. » Et d’ajouter : « Le Special Administrator est parti au Kenya pour décider du prix et, à son retour, le ministère des Finances a décidé de vendre les actifs à Britam Kenya. » Répondant à une question de Bushan Domah sur le fait qu’un ministre peut avoir son mot à dire sur les procédures appliquée par le Special Administrator, Roshi Badhain répond qu’un ministre n’a rien à voir avec la vente des actifs. « Ce n’est pas moi qui doit approuver le prix de la vente », dit-il, avançant que les dispositions de la loi sont claires à ce sujet. Roshi Badhain n’a pas non plus manqué de lancer des pics à un des assesseurs de la commission, à savoir Sattar Hajee Abdoula, « qui avait réclamé Rs 26 M pour 18 jours de travail » comme administrateur. « Ce que j’ai refusé à l’époque. Je me demande combien il a réclamé pour siéger dans cette commission ! »

Roshi Badhain avait aussi été interrogé sur son ministère d’alors, Bushan Domah voulant connaître les attributions du ministère des Services financiers et de la Bonne gouvernance. Roshi Badhain lui a indiqué que « c’est au Premier ministre qu’il faut poser la question », avançant qu’il a été nommé pour prendre ce portefeuille ministériel après la composition du gouvernement Lepep, suivant leur victoire aux dernières élections générales. Roshi Badhain a rappelé qu’au départ, il n’avait pas de staff, de bâtiment ou même de fonctionnaires à son service.  Ce n’est, selon lui, que début 2015 que les procédures ont été enclenchées pour recruter le personnel adéquat.