Le coup d’envoi de l‘édition 2017 du Tour de Maurice cycliste, mardi, sera l’occasion pour les coureurs de découvrir un parcours inédit. Si l’on accueille à nouveau le prologue, qui revient après de longues années d’absence, l’étape reine samedi prochain a également connu une petite séance de lifting.
L’arrivée du prologue cette année devrait donner une idée des forces en présence. Les organisateurs ont cette fois planifié une arrivée au sommet dès le coup d’envoi. En effet, les coureurs auront les 2,7 km de la Montagne des Signaux. L’occasion de se tester les jambes ? Forcément, d’autant que celui qui aura vaincu la montagne partira avec l’avantage d’un premier succès.
Après l’effort du prologue, place à la première étape, longue de 136,6 km. Une étape relativement plate, mais piégeuse pour le maillot jaune. En théorie, cette étape ne devrait pas encore permettre de dégager celui qui terminera le Tour en jaune. C’est en fait l’étape où les favoris qui auront laissé des plumes la veille pourraient profiter pour se refaire une santé. Attention toutefois au vent qui pourrait se lever sur certaines portions de la course.
Jeudi, place à l’autre journée truffée d’embûches, avec l’étape de Curepipe. En règle générale, il est rare de voir le futur vainqueur d’étape prendre le wagon très tôt. Au contraire, les vraies escarmouches surviennent toujours juste après la Montée Lapeyre, en direction de l’arrivée vers l’église Ste Thérèse, au terme des 108,6 km. Vendredi, deux étapes sont au menu. D’abord, celle du matin, contre-la-montre sur 13 km. Puis, l’après-midi, sorte de test avant l’étape de samedi.
Le chrono, bien qu’il soit court et relativement plat, devrait définitivement dégager les favoris à la victoire. Sauf qu’il faudra encore se montrer costaud sur la quatrième étape l’après-midi, où l’arrivée sera jugée après avoir gravi les pentes de Fantaisie. C’est samedi qu’on devrait connaître le nom du lauréat 2017. La grande étape a connu des modifications par rapport aux années précédentes. Une première ascension de Chamarel, une autre à Plaine Champagne et un passage à Pétrin. Ensuite, une séance de descente puis une autre remontée, cette fois par Montée Gaston, Bassin Blanc et le final jugé au pied de la statue de Bassin Blanc : le vainqueur du Tour devra être solide pour dompter cette grande étape montagneuse.
Finalement, dimanche, les sprinters auront de quoi se faire plaisir. Entre Ébène et Bagatelle, sur un circuit à parcourir 11 fois, les coureurs devront peut-être batailler contre le vent, avant de rallier l’arrivée à Rose-Hill devant le Plaza. Une semaine qui s’annonce rude pour les coureurs en somme…