L’Association of Inbound Operation (Mauritius) s’est jointe à d’autres tour-opérateurs afin de former un comité solidaire. Lors d’un point de presse hier au Labourdonnais Waterfront, Fabien Lefébure, président de l’association, a laissé entendre que ce regroupement vise à réclamer le gel concernant la mise sur pied d’un “taxi desk” dans les hôtels, et ce dans le sillage des réunions des conseils des ministres des 26 février et 7 avril derniers. « Nous avons décidé, tous les tour-opérateurs conjointement, de nous réunir pour partager nos craintes. Nous réclamons la création d’un comité technique national. »
Ajay Jhurry, président de l’Association of Tourism Operators, Baboo Bucktawar, président de la Contract Car Owner’s Association, Nizam Jeetoo, président de la Tourism Promotion Association, Daniel Saramandiff, président de l’Association of Tourism Professionals se sont ainsi réunis pour faire entendre leur voix. Fabien Lefébure explique : « Il est grand temps d’avoir une vraie concertation avec les spécialistes du métier en vue de revoir le rôle des taxis, des réceptifs et des agences de voyages. Il faut que chacun en ressorte gagnant. On est conscients des revendications récurrentes des taximans et de leur besoin de faire vivre leur famille, mais les tour-opérateurs aussi ont leur point de vue à défendre. On est disposés à travailler avec eux mais tout doit être fait dans un dialogue concret. Il faut une vraie concertation pour redéfinir les rôles des taxis, les réceptifs des agences de voyages. Il faut un vrai “level playing field” et non pas transférer un problème sur les réceptifs présents. Actuellement, il y a des mesures inappropriées et injustes. »
Daniel Saramandiff, lui, dira que les taxis ne sont pas des concurrents. « Le gros problème auquel on se frotte, c’est qu’on nous demande d’avoir des voitures avec une capacité de 2000 cc pour opérer dans les hôtels et les aéroports. C’est impossible car nous n’avons pas des voitures hors taxe. Autre point soulevé : la nécessité de mettre un comptoir de taxis dans les hôtels. Avant, les tour-opérateurs travaillaient chacun de leur côté. Mais là, on s’est regroupés et on souhaite que le gouvernement entende nos voix. » Daniel Saramandiff insiste sur l’importance d’une table ronde pour débattre de ce problème qui, dit-il, « n’augure rien de réjouissant » pour les tour-opérateurs. « Les tour-opérateurs ont un rôle à jouer. C’est un des signaux forts qu’on envoie au gouvernement. On emmène le plus de touristes à Maurice et on continuera à militer pour nos droits jusqu’à ce qu’on obtienne gain de cause. »