Donald Trump signant le décret mettant fin à sa politique de séparation des familles à la frontière

Le Président des Etats-Unis, Donald Trump, a fait machine arrière concernant sa propre politique de séparation des familles de migrants arrivés illégalement aux frontières.

« Cela me tient particulièrement à cœur (…). Nous n’aimons pas voir des familles séparées« , a-t-il affirmé dans le Bureau ovale, en signant le décret mettant fin aux séparations systématiques.

Cette politique de séparation avait créé une vague d’indignation internationale. Outrés, républicains et démocrates s’étaient d’ailleurs opposés à ce traitement envers les migrants.

Pour rappel, une fois arrivée illégalement aux frontières des Etats-Unis, les migrants étaient séparés de leurs enfants, qui étaient alors emprisonnés derrière des clôtures métalliques.

Les journalistes n’avaient pas accès aux entrepôts dans lesquels étaient détenus les migrants et leurs enfants. C’est à travers des photos et des enregistrements pris par les officiers de police sur place que les médias ont pu s’enquérir des conditions de détention. Et ainsi en informer le monde.

Cette photo a fait le tour du monde. On y voit une petite fille de deux ans en pleurs alors que sa mère est fouillée par un officier à la frontière des Etats-Unis. Mère et fille seront par la suite séparées l’une de l’autre

« Les enfants tendaient les mains à travers la clôture métallique, pleurant et tentant d’atteindre leur mère », relate Griffin, pédiatre qui s’occupe depuis dix ans des enfants retenus à la frontière entre le Texas et l’Etat mexicain de Chihuahua.

Désormais, a déclaré Donald Trump dans la soirée lors d’un meeting de campagne à Duluth, dans le Minnesota, « nous allons garder les familles ensemble mais la fermeté aux frontières restera la même ».

Ce volte-face spectaculaire de Trump n’atténue nullement la polémique engendrée par cette politique. « Le président s’accorde le mérite d’avoir héroïquement résolu la crise scandaleuse créée de toutes pièces par sa propre politique », a ironisé David Axelrod, ancien conseiller de Barack Obama.

L’ambassadrice américaine auprès de l’Onu, Nikki Haley (à gh.)

Et dans cette même semaine, soulignons-le, les Etats-Unis ont quitté le conseil des droits de l’homme de l’Organisation des nations unies.

« Pendant trop longtemps, le conseil des droits de l’homme a protégé les auteurs de violations des droits de l’homme et il a été un cloaque de partis pris politiques », a fustigé mardi l’ambassadrice américaine aux Nations unies, Nikki Haley. Ironiquement quelques jours avant que Trump ne face machine arrière sur sa propre politique.