Selon des infos glanées sur Google, tous les apprenants ne seraient pas égaux face à la diversité de matières proposée. La réussite scolaire (sauf exception) dépend de la position des parents sur l’échelle sociale. Ce qui, en clair, veut dire que le fils du pauvre a moins de chance de finir patron que le fils du patron. Tou zelev dan liniversite kone sa !

Techniquement, l’éducation permet de franchir les obstacles, mais dans la réalité… le système éducatif semble agir comme un filtre. Il ne laisserait passer que la crème élitiste. Pas besoin d’un doctorat en sociologie pour le savoir. Aussi n’est-il de secret pour personne que si maman ou papa bosse dans un milieu climatisé, ils seront plus à même de faire admettre leur rejeton dans un établissement coté.

Sautons du coq à l’âne. Avez-vous remarqué que certains anciens étudiants entretiennent le lien fraternel ou sororal noué “au collège”. Qui saura empêcher le old boy ou girl devenu chef d’entreprise de recruter un jeune issu de “son” ancien collège plutôt que d’embaucher enn kouyon pa kone kot sape. Sans doute la personnalité du postulant fera la différence. Subjectivité, quand tu nous tiens !

Est-ce mieux dans des écoles payantes ? Il est évident que nous rencontrons là-bas nos amis gosses de riches (sauf exception) promis à un bel avenir au sein de la société. Nous sommes en effet à un autre niveau de l’échelle sociale. Certains parmi ces sympathiques étudiants développeront davantage leur potentiel que d’autres, et sans forcément forcer. Nous ne sommes hélas pas tous égaux sur Terre.

Si ton père est assistant manager d’une entreprise, ce ne sera pas comme cleaner que tu seras embauché (ceci dit avec tout le respect dû à nos amis exerçant comme cleaners). Et si demain un quidam vous brandissait son diplôme flambant neuf sous le nez, on pourrait toujours se demander combien de candidatures ont été évincées parce que “Monsieur” avait déjà sa place réservée dans l’organigramme de l’entreprise. Transparence, pourquoi nous as-tu abandonnés ?

Une autre sphère. On me susurre que consommer local limite la pollution causée par les avions et les bateaux venus nous ramener un tas de trucs et les vivres dont nous avons besoin pour nous sustenter. Dans cette optique, consommer local est un acte militant pour sauver le monde ! Toi aussi, deviens un héros écolo et balance ton zero-pwin-sink à la poubelle en guise de militantisme et de révolte contre l’empire plastique !

Arrête aussi d’utiliser les pailles jetables ! C’est ultra-mauvais pour la protection de l’environnement. Canettes en alu ou bouteilles et chopines en plastoc ne sont pas certifiées écolo ou biodégradables. Faut revoir notre consumérisme et l’adapter à l’écologie du marché. Un produit vendu dans un emballage ou un contenant biodégradable serait plus susceptible de plaire à un public écolo-sensibilisé, en connexion avec la nature, et qui voudrait ardemment se déplacer à vélo pour ne pas polluer.

Le bio est un marché d’avenir. Un sillon à exploiter auprès de consommateurs soucieux de ce que boufferont demain leurs gamins. Ceux-ci boiront certainement leur soda dans des contenants biodégradables, présentés dans un packaging ajusté aux goûts et aux couleurs du dérèglement du temps.

Ce ne sera certes pas le Mauricien qui sauvera la Planète, mais le moins que nous puissions faire est de cesser de déguelasser notre environnement. Voilà ce qui se passe lorsque le système éducatif faillit à sa tâche.

Et si l’honorable Pravind troquait sa berline pour une voiture électrique, ne serait-ce pas un signal fort (quoique cosmétique) envoyé à ceux ayant une conscience écologique ? Boul dan ou lipie, kamarad ! À quand les grandes fermes solaires pour alimenter (sainement) notre appétit énergivore ?