Les Mauriciens sont les plus fortunés à l’échelle africaine, indique « The Africa 2016 Wealth Report » publié par le cabinet d’études Research and Markets.
Selon ce rapport, le niveau moyen de richesse par tête d’habitant était estimé à USD 21 700 fin 2015. Maurice précédait dans ce classement africain l’Afrique du Sud (USD 10 300), la Namibie (USD 10 200), le Botswana (USD 8 400), le Gabon (USD 8 100), l’Algérie (USD 6 200), le Maroc (USD 5 800), l’Égypte (USD 4 400), l’Angola (USD 3 800) et le Ghana (USD 1 700).
Selon Research and Markets, plusieurs facteurs ont contribué à la moyenne élevée de richesses affichée par Maurice : les droits de propriété sécurisants, le développement soutenu du secteur des services financiers, le faible taux de criminalité, le style de vie plaisant qui attire des personnes retraitées à grosses fortunes, un cadre réglementaire attrayant pour le secteur des affaires avec une fiscalité légère et un taux d’imposition maximale de 15% sur les bénéfices des sociétés, et les revenus des individus ainsi que l’absence d’une taxe sur la plus-value.
Le rapport indique par ailleurs que le continent africain compte environ 165 000 personnes à grosses fortunes et que ces dernières disposent d’une richesse cumulée de USD 860 milliards. Les auteurs de l’étude révèlent que USD 28 milliards appartenant à des millionnaires africains ont été investis dans des sociétés de capital-risque et des fondations. L’étude fait également ressortir qu’à l’exception des Sud-africains, les particuliers africains possédant au moins un million de dollars, hors résidence principale, « ont tendance à conserver leurs fonds dans des centres traditionnels de gestion de fortune comme le Royaume-Uni, les îles anglo-normandes et la Suisse ». Dubaï est aussi devenue une destination populaire pour les Africains fortunés, en particulier ceux résident dans les pays d’Afrique du Nord.
Il est estimé que les banques privées gèrent environ USD 125 milliards appartenant à des particuliers africains fortunés. L’Afrique du Sud demeure la plaque tournante de la banque privée en Afrique, avec USD 72 milliards d’actifs sous gestion. Les marchés africains les plus prometteurs dans ce domaine sont cependant le Ghana et le Kenya. Selon le rapport, le marché africain de la banque privée pourrait enregistrer une croissance de 7% par an au cours des dix prochaines années. Notons par ailleurs que le niveau moyen des richesses par tête d’habitant en Afrique est bien inférieur à ceux de la Suisse et de l’Australie (plus de USD 200 000), qui se retrouvent en haut du classement mondial.