Anil Gayan, ministre de la Santé, a présidé ce matin l’ouverture d’un atelier de travail dans le cadre de la Journée mondiale de la lutte contre le sida à l’hôtel Gold Crest, à Quatre-Bornes, en présence des membres de différentes Ong et organismes publics engagés dans ce domaine. Concédant qu’il travaille régulièrement avec les Ong, le ministre n’a cependant pas raté l’occasion de réclamer « davantage de transparence, d’accountability et de résultats ».
Le ministre Gayan a laissé entendre que les nouveaux traitements en remplacement de la méthadone, à savoir la Suboxone et le Naltrexone, ne seront disponibles très probablement qu’en début 2016. « Il est de bon ton de signifier son plaisir d’être dans une assistance quand on préside une fonction officielle comme celle d’aujourd’hui », a déclaré d’emblée Anil Gayan. « Cependant, un sujet aussi dramatique que le sida, qui cause la mort, n’est pas source de plaisir et, donc, je n’irai pas dans ce sens. » Dans son intervention, le ministre de la Santé a surtout mis l’accent sur le rôle des Ong dans la lutte contre le sida, racontant une anecdote survenue il y a quelques jours : « Un séropositif, SDF de surcroît, est tombé malade et s’est rendu dans un hôpital où il a reçu des soins. Une fois remis, il a quitté les lieux. Mais je regrette de dire qu’il est retourné vivre sous un pont, qui est son unique abri. Quelques jours plus tard, il est à nouveau tombé malade et, c’est triste de le dire, mais c’est un autre sans-abri qui l’a amené à l’hôpital. Je me demande où sont les Ong ? Pourquoi ne s’occupent-ils pas de ces personnes vulnérables ? » Ce qui a amené Anil Gayan à lancer « un appel aux Ong pour qu’elles soient plus présentes sur le terrain ».
Le ministre de la Santé a également indiqué que « toutes les conditions sont requises pour que nous, à Maurice, parvenions à ne plus avoir de nouvelles infections ni de décès ou de personnes discriminées. » Il a aussi insisté sur le fait que « nous allons améliorer les facilités pour que chaque Mauricien puisse se faire dépister. C’est une condition importante dans la lutte contre ce virus. » Outre Anil Gayan, la directrice du NAS, le Dr Amita Pathack, et le Dr Stephen Muleshe, directeur de VIH & Sida et Tuberculose de l’ECSA, étaient présents lors de l’atelier.