Molnupiravir Saga — Bodha : « Aucun doute quant aux intentions de l’ICAC »

L’entente Linion Pep Morisien (LPM)/Rassemblement Mauricien (RM) n’en démord pas. En conférence de presse samedi à Port-Louis, Jean-Claude Barbier a expliqué qu’un panel d’avocats, mené par Me Antoine Domingue, Senior Counsel, se rencontrera demain pour étudier les pistes juridiques en vue de contester le renvoi des municipales à mai 2025. « Un recours existerait à la lumière du jugement du Privy Council émis la semaine dernière sur la contestation du renvoi des élections à Trinité-et-Tobago », dit-il.

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De son côté, Nando Bodha s’est attardé sur l’affaire Kistnen, soulignant que l’enquête est déjà bouclée et que la police a transmis le dossier au Directeur des Poursuites publiques (DPP). Ce dernier, a ajouté Nando Bodha, « a déjà dit ce qu’il fallait faire ». Aussi pose-t-il la question : « Pourquoi aucune charge formelle n’a-t-elle encore été déposée contre l’ancien ministre Yogida Sawmynaden ? »

Le leader du RM a également évoqué le dernier développement dans l’affaire Molnupiravir et les commentaires de la magistrate Azna Bholah contre l’Independent Commission Against Corruption (ICAC). « On a voulu faire porter le chapeau au Principal Pharmacist Brijendrasingh Naeck. L’accusation contre ce dernier a été rayée par la Cour durant la semaine écoulée. Il n’y a plus de doute quant aux véritables intentions de l’Icac dans cette affaire », a-t-il fait comprendre.

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Nando Bodha est revenu sur les termes « pourries » et « cadenassées » qu’il a utilisés pour qualifier les institutions du pays, et qui lui ont valu d’être expulsé par le Speaker au bout de quelques minutes de discours. « Je maintiens mes propos. Ena bann No-Man’s-Land dan Moris kot lapolis pa kapav rantre. Bann Drug Territory kontrole par lamafia. Tou dimounn konn sa. Si nou vinn o pouvwar, tousala pou sanze », rajoute-t-il.

Par ailleurs, l’entente LPM-RM a tenu une réunion nocturne dans la circonscription de Port-Louis Ouest/GRNO (No 1) vendredi. Les divers intervenants ont évoqué la situation politique et sociale qui prévaut dans le pays. Rama Valayden a ainsi estimé impératif d’avoir un changement de système à tous les niveaux , et qu’il « ne suffit pas simplement de changer la personne qui sera à la tête du pays ».

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« Pourquoi un Premier ministre ne sortirait pas de la circonscription No 1 ? » s’est demandé Nando Bodha, qui est d’avis que « c’est la méritocratie qui doit primer à Maurice, car le pays appartient à tous les Mauriciens, indistinctement ». À en croire cet intervenant, la corruption « a gagné toutes les strates du pays » et « la population ne croit plus en l’avenir ».

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