Face à la hausse du coût de la vie, la PPS Tania Diolle a rappelé que « ce n’est pas le gouvernement qui fait grimper les prix ». Elle rejoint ainsi l’avis du ministre des Finances en estimant que « le pays fait plutôt face à une inflation importée ».
« Tous les pays du monde ont été touchés par la crise énergétique et alimentaire. C’est vrai que l’inflation importée fait entrer des recettes supplémentaires dans les caisses de l’État, mais il est aussi vrai que nous reversons ces gains à la population, en particulier les couches les moins aisées », dit-elle. Un budget « socialiste » qui se répète « budget après budget », selon elle. « L’année dernière, en pleine crise, on avait reversé Rs 15 Mds aux familles à moyen et à faible revenu. L’année précédente, on avait mis Rs 1,35 Md sur sept des produits les plus consommés par les ménages. »
Elle s’est ensuite lancée dans une énumération des mesures sociales du présent budget, à l’instar de la baisse du prix de l’essence, des Rs 2 000 accordées à ceux touchant moins de Rs 25 000, du salaire minimum garanti de Rs 15 000 et de la hausse de la pension de vieillesse. Mais aussi des Rs 4,7 Mds investis pour maintenir les subsides sur les prix du gaz ménager, du riz et de la farine, ou encore du maintien du prix du pain maison. « Grâce à des subventions de Rs 2 Mds, la bonbonne de gaz de 12 kg est à Rs 240, au lieu de Rs 595 », dit-elle.
Elle a ensuite évoqué le transport public, pour lequel le budget prévoit des subventions de Rs 3,9 Mds. Sans oublier les travailleurs du secteur, y compris les compagnies privées, financées à hauteur de Rs 742 M chaque année, dit-elle. « Le budget fait aussi provision d’une Interim Allowance de Rs 1 000 pour les employés du transport, qui prendra effet en janvier. »
« Ce budget, comme les trois précédents, traduit la vision socialiste du gouvernement. Lorsque l’opposition affirme le contraire, je leur demande à quoi ressemble un budget socialiste ? Est-ce le fameux budget du Ptr de 2006, qui avait supprimé le remboursement des frais d’examens du SC et du HSC, alors que nous nous complétons la gratuité scolaire du préprimaire à l’université ? Ce budget avait arrêté la distribution de pains dans les écoles. Le ministre des Finances d’alors avait qualifié cela d’argent gaspillé. De quoi faire Guy Rozemont et Emmanuel Anquetil se retourner dans leur tombe. »

