La police et la polémique du facteur

Le policier déguisé en facteur lors du Controlled Delivery au Dreamton Park qui a mené à l’arrestation de l’avocat Akil Bissessur, son frère Avinash et sa compagne Doomila Moheeputh, suscite beaucoup de commentaires. Selon un haut gradé au sein de l’Adsu, la police peut se déguiser lors d’une opération antidrogue et des compagnies de courriers et logistiques aident la police à lutter contre le trafic de drogue. « Lors d’une opération de Controlled Delivery, certaines entreprises mettent même un véhicule avec leur logo à notre disposition », dira-t-il. Il a aussi cité la collaboration de la Mauritius Post et de la Customs Anti-Narcotics Section pour procéder à l’examen de colis et lettres suspects à la poste.

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Concernant le policier déguisé en facteur, ce haut gradé a expliqué que « lors des opérations de livraison contrôlée, seulement des policiers ou une mule doivent être impliqués car il y a des risques ». Il a cité l’exemple d’un cas en novembre 2017 à Réduit où un suspect avait foncé sa voiture sur des policiers déguisés se trouvant dans un van d’une compagnie de courrier. « La police ne peut pas mettre en danger la vie d’un citoyen dans ce genre d’opération. Il y a même eu des cas où la livraison contrôlée a été annulée prématurément car nous sentions que la mule ne serait pas en sécurité dans certaines circonstances », fait-il comprendre.

Il a rappelé qu’en cas de blessures ou mort d’homme, la victime (qui n’est pas policier) ou ses proches peuvent réclamer des dommages à l’État. « Si ariv kitsoz fakter ou Delivery Boy, se lapolis ki pou responsab kar se lapolis ki bizin asir so sekirite », dira-t-il encore.

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