La hiérarchie de la Northern Division a démarré deux enquêtes suite à des plaintes enregistrées, lundi, à Piton contre la façon de procéder de certains policiers. La première plainte concerne une femme de ménage (33 ans) qui travaille chez une habitante de Triolet.
Elle allègue que le 2 septembre, sa patronne est arrivée accompagnée de deux hommes et d’une femme qui se sont présentés comme des policiers. Ils ont accusé la trentenaire d’être impliquée dans un vol dans la maison et devaient fouiller son sac à main sans rien trouver. Puis, l’un des policiers lui a demandé de montrer son portable pour vérifier s’il y a eu un versement d’argent ces derniers temps, mais il n’a rien trouvé de suspect. Puis, ils ont demandé à la femme de ménage de les accompagner jusqu’au poste de police de la localité, mais elle a refusé car ils n’avaient aucun mandat contre elle.
Selon cette dernière, les policiers l’auraient forcée à monter dans leur 4×4 et une fois au poste, elle a dit qu’elle a été menottée. La femme de ménage a avancé qu’un officier lui a demandé de contacter sa mère pour apporter Rs 50 000 ou elle serait placée en détention. Après une heure, sa mère et son frère se sont présentés au poste de police avec un chèque qu’ils ont remis à son employeur. Elle a ajouté que le policier lui a demandé de payer une somme supplémentaire de Rs 50 000 à son patron jusqu’au 7 septembre car au cas contraire elle serait placée en détention. Plus tard, elle a appris que les policiers entretiennent de bonnes relations avec son patron.
La femme de ménage n’approuve pas la manière dont la police l’a traitée d’autant plus que ses proches ont dû emprunter de l’argent pour payer son patron. Elle estime que s’il y a des soupçons contre elle, la police devra mener son enquête dans les règles et non pas faire de faveur. Elle a dit être ne mesure d’identifier les policiers concernés. C’est un ASP qui a été chargé de faire la lumière sur ces allégations, et les images des caméras de surveillance du poste de police seront visionnées.
La deuxième plainte se rapporte à un habitant du village de l’Amitié (22 ans). Ce dernier a relaté qu’il se trouvait à Piton le 3 septembre quand un van de la police criminelle (CID) s’est arrêté à sa hauteur. Les policiers lui ont demandé de les accompagner à leur bureau où il a été interrogé sur un cas de vol. Le jeune homme a nié son implication. Il a déclaré que les officiers l’ont giflé et l’ont frappé à la jambe. Il a passé la nuit au bureau de la CID et le lendemain, la police l’a relâché sans condition.
D’après le plaignant, les policiers ont concédé qu’ils auraient fait une erreur sur la personne. Le jeune homme s’est rendu à l’hôpital du Nord après cet incident avant de porter plainte. Dans ce cas également, une enquête a été initiée pour établir ce qui s’est passé.

