Judiciaire – Certificate of Pupillage : Une jeune avouée dans la tourmente pour fraude

Une jeune avouée est dans de beaux draps. La police a récemment été saisie par le bureau de la cheffe juge, Rehana Mungly-Gulbul, concernant le cas d’une avouée qui s’est servie d’un subterfuge pour obtenir un Certificate of Pupillage de l’étude d’un Senior Attorney, à l’effet qu’elle avait effectué son pupillage dans cette étude.Cette affaire remonte au 19 décembre 2025. Ce jour-là, 25 avoués prêtent serment devant la Master & Registrar de la Cour suprême, Wendy Rangan. Une prestation de serment qui avait fait couler beaucoup d’encre, car inhabituellement, aucune invitation n’avait été envoyée aux médias, et les journalistes avaient été relégués à la salle des pas perdus. Dans l’assistance, il y avait les parents et autres proches des avoués qui allaient prêter serment, leurs pupilmasters, ou encore d’autres avoués qui avaient tenu à afficher leur présence.Or, Me Ahmed Cader Rajah, Senior Attorney, qui était présent à cette cérémonie de prestation de serment, avait appris plus tard et avec une certaine stupeur, qu’une des nouvelles avouées, fraîchement assermentée, aurait induit la Master & Registrar de la Cour suprême en erreur, après avoir fourni un Certificate of Pupillage d’après lequel elle aurait effectué son pupillage à son étude, ce qui n’est pas le cas.Apparemment, c’est l’un des confrères de Me Rajah, travaillant à son étude, qui avait été dupé, et amené à signer le Certificate of Pupillage à sa place, sans qu’il n’en soit informé.Fin février 2026, Me Rajah avait notifié le bureau de la cheffe juge de ce subterfuge. Celle-ci a récemment notifié à son tour la police et la Mauritius Law Society Council, l’instance gouvernante de l’association qui regroupe l’ensemble des avoués à Maurice. L’affaire est doublement grave, car outre une falsification par subterfuge, l’avouée aurait aussi menti dans son affidavit qui accompagne sa demande d’admission au corps des avoués, demande adressée au Master & Registrar de la Cour suprême. L’affaire pourra éventuellement être référée à la Complaints Commission prévue sous la Law Practitioners Act (2025), nous explique un homme de loi. Cette affaire provoque un certain remous au sein de la profession légale car il se pourrait que cette jeune avouée ne soit pas la seule qui aurait employé un tel stratagème pour être admise en tant qu’avouée.

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