Le négociateur de la State and Other Employees Federation (SOEF), Radhakrishna Sadien, réclame l’abolition de la pension des parlementaires ainsi que celle des ex-parlementaires, en guise de solidarité avec le peuple en cette période de mesures d’austérité.
Dans une déclaration faite hier, il a indiqué que le Sri Lanka vient de franchir une étape historique en votant le Parliamentary Pensions (Repeal) Bill par 154 voix contre 2, afin d’abolir les pensions des députés. Cette décision, dit-il, marque un tournant majeur vers une plus grande responsabilité budgétaire, répondant ainsi aux appels du public en faveur de réformes.
« En supprimant ces avantages à vie, le gouvernement envoie un signal fort en faveur d’une nouvelle ère où le développement national prime sur les privilèges politiques », fait-il comprendre en invitant ainsi les parlementaires mauriciens à emboîter le pas.
« C’est le moment pour les parlementaires mauriciens de voter une loi en mettant fin à la pratique de la pension à vie. Cette loi devrait également être appliquée aux ex-parlementaires. Les parlementaires sont là pour servir, non pas pour se servir. Bon nombre d’entre eux ont déjà des professions et disposent de revenus professionnels. Être député n’est pas leur gagne-pain. Il est donc anormal qu’ils perçoivent une pension à vie après deux mandats, même non consécutifs, alors que la population doit désormais attendre 65 ans pour se qualifier pour la Basic Retirement Pension (BRP) », déclare Radhakrishna Sadien.
Selon lui, ce n’est pas à la légère que les parlementaires sri-lankais ont voté une nouvelle loi pour abolir un dispositif vieux de 49 ans. « Je salue en tout cas le courage du député Kushal Lobine, qui a publiquement évoqué la nécessité de sacrifices venant d’en haut. Il est temps que nos politiciens emboîtent le pas au Sri Lanka, car la population ne peut, à elle seule, supporter le fardeau de la situation économique du pays. Pourquoi la classe laborieuse doit-elle attendre 65 ans pour toucher la BRP alors que les parlementaires peuvent percevoir leur pension immédiatement après deux mandats ? », s’insurge-t-il.
« Je pense que c’est le moment pour les parlementaires de jouer le jeu, à une période où le gouvernement demande à la population de consentir à des sacrifices. Ce qu’a fait le Parlement sri-lankais est vraiment exemplaire. Chapeau en tout cas », conclut le syndicaliste.

