Le président de la National Trade Unions Confederation (NTUC), Narendranath Gopee, salue l’intention du ministère de l’Éducation d’interdire l’utilisation des téléphones portables dans les établissements scolaires. Pour lui, cette mesure contribuera à consolider la discipline et à recentrer les élèves sur leur apprentissage.
Il souligne toutefois que des alternatives doivent être prévues en cas de besoin. « Si un élève doit contacter ses parents en urgence, l’établissement doit pouvoir mettre à sa disposition un téléphone officiel », explique-t-il. Et ce, avant de préciser que les élèves devraient, en cas d’utilisation exceptionnelle de leur portable, remettre l’appareil à l’administration par la suite.
Narendranath Gopee estime, par ailleurs, que les enseignants doivent donner l’exemple. L’usage du téléphone portable doit être interdit durant les heures de classe, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des salles.
Quant à la surveillance des examens du Mauritius Examinations Syndicate (MES), le syndicaliste fait ressortir que le recours aux enseignants des collèges d’État est une pratique de longue date. Remettre cela en cause reviendrait, selon lui, à porter atteinte à des droits acquis.
Le président de la NTUC critique également certains gestionnaires d’établissements qui se disent aujourd’hui incapables d’assurer cette organisation. « Il n’est pas acceptable que des responsables affirment ne pas pouvoir gérer les établissements scolaires », déplore-t-il.
Narendranath Gopee appelle à une révision du calendrier des examens. Il préconise un retour à l’ancien système, où les épreuves se déroulaient entre fin octobre et début décembre. « Cela permettrait de ne pas perturber le bon fonctionnement des écoles », conclut le syndicaliste.

