Le coup d’envoi à la National Research Week, édition 2026, a été donné, hier. Pendant plusieurs jours, des universitaires de différentes institutions publiques et privées, ainsi que des représentants de l’industrie, travailleront en partenariat sur des thèmes d’intérêts nationaux.
Lors de la cérémonie d’ouverture, le ministre de l’Enseignement supérieur, Kaviraj Sukon, a salué cette dynamique et plaidé pour que les recherches servent à changer la vie des gens et non pas rester au stade de publication. L’un des projets phares de cet événement est « Reviving the Dodo, de Colossal Boisciences » des États-Unis.
« Auparavant, chacun entreprenait ses recherches de son côté au niveau de son institution. À Maurice, nous avons une cinquantaine d’institutions supérieures et nous sommes 1er en Afrique, mais le nombre de projets de recherche n’est pas suffisant », fait-il ressortir.
Il a ainsi encouragé les universitaires à travailler sur des sujets d’enjeux nationaux. Toutefois, a-t-il précisé, « il ne faut pas se contenter de faire une recherche pour avoir une publication dans une bonne revue scientifique et par la suite, le garder dans un tiroir. Une recherche doit avoir un impact sur la vie des gens.»
Kaviraj Sukon a annoncé la venue du National Research and Innovation Institute Bill, qui sera débattu à l’Assemblée nationale sous peu. Il a cité des sujets d’intérêts nationaux, nécessitant des recherches, notamment, la gestion des déchets, les embouteillages routiers, le changement climatique ou encore la prévalence du diabète : « Si nous travaillons ensemble, nous pourrons trouver des solutions. »
Le ministre Sukon s’est félicité de la participation du secteur privé à cet événement. « Il est important d’avoir l’industrie avec nous. Car nos universitaires peuvent mener des recherches, mais ils n’ont pas les équipements dont dispose l’industrie », dit-il. Il a également relevé l’importance de permettre aux étudiants de l’université d’acquérir de l’expérience au sein des entreprises. « Si nous voulons une main-d’œuvre qualifiée, il faut leur donner accès aux outils. Ouvrez vos portes à ces étudiants ! », devait-il plaider.
Par ailleurs, Kaviraj Sukon a indiqué que le but de cette semaine de recherche consiste à consolider le lien entre les universités, et entre les universitaires et l’industrie.
Il faut concernant tous les problèmes nationaux, changement climatique, Food Security et diabète qu’il y ait une équipe qui travaille ensemble pour trouver des solutions. Le ministre a également mis l’accent sur la participation de chercheurs étrangers. L’un des projets phares abordés lors de la première journée, est Reviving the Dodo, de Colossal Bioscience (US) : « C’est un projet de longue haleine qui durera plusieurs années. Je suis heureux que les Américains travaillent avec les chercheurs mauriciens », indique-t-il.
Le ministre a annoncé que Colossal Bioscience (US) offrira une bourse à un étudiant mauricien. « Ils sponsoriseront un diplômé mauricien aux Etats-Unis pour ce projet sur le dodo et l’intelligence artificielle. » Il a également souligné que la recherche a le potentiel de devenir un pilier de l’économie.
Pour sa part, le professeur Theesan Bahorun, directeur du Mauritius Research and Innovation Council, a fait ressortir que la National Research Week n’est pas qu’un Show Case. Il s’agit d’une plateforme pour des rencontres, pour donner de la visibilité aux chercheurs et pour encourager le dialogue entre les différentes institutions, a-t-il mis en avant.

