Le tribunal de Curepipe accorde la liberté conditionnelle à Frédéric Pavaday

À l’appel de l’affaire concernant Frédéric Pavaday ce mardi 28 avril devant le tribunal de Curepipe, le Detective Inspector Ramburn a été appelé à la barre des témoins afin de faire état de l’avancement de l’enquête.

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Répondant aux questions des hommes de loi de la défense, Me Sacheen Boodhoo et Me Sanjeev Teeluckdharry, l’enquêteur a indiqué que l’affaire n’est plus à un stade préliminaire (« early stage »). Il a précisé que plusieurs dépositions ont déjà été recueillies, notamment celles des victimes présumées. Il a également fait ressortir qu’un Judge’s Order a été obtenu pour permettre l’accès à un relevé détaillé (itemised bill) auprès des compagnies de télécommunications, afin d’analyser les données de communication de l’accusé.

Le DI Ramburn a en outre confirmé que des exercices de reconstitution ont déjà été effectués, tout en soulignant que certains éléments de l’enquête restent encore à être complétés.

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Interrogé sur d’éventuels aveux, il a déclaré que Frédéric Pavaday conteste les accusations d’actes illégaux. Il a toutefois reconnu certains éléments, notamment avoir admis avoir été en relation avec l’une des victimes alléguées, tout en niant avoir entretenu des relations sexuelles avec une mineure.

Pour sa part, la représentante du bureau du Directeur des poursuites publiques (DPP), Me Nadjiyya Dauhoo, a indiqué que la poursuite ne s’oppose pas à la remise en liberté conditionnelle du suspect, sous réserve de conditions strictes.

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Ainsi, la cour a accordé la liberté sous caution à Frédéric Pavaday moyennant une caution de Rs 70 000 roupies et la signature d’une reconnaissance de dette de Rs 300 000.

Parmi les conditions imposées, l’accusé devra se présenter quotidiennement au poste de police entre 6 h et 18 h, et informer les autorités de ses déplacements ainsi que des personnes avec lesquelles il est ou sera en contact. Il lui est également strictement interdit d’entrer en communication, directement ou indirectement, avec les victimes présumées ou d’éventuels témoins, y compris via des tiers.

L’accusé ne pourra pas non plus utiliser les réseaux sociaux — notamment Facebook, Instagram, TikTok ou WhatsApp — pour entrer en contact avec ces personnes. Toute tentative de communication, y compris par appels téléphoniques ou intermédiaires, est formellement proscrite.

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